Le président de la Nurses Union, Bholanath Jeewuth, a soulevé plusieurs points ce matin lors d’une conférence de presse par rapport aux manquements vis-à-vis des salaires et des conditions de travail des infirmiers dans le rapport du Pay Research Bureau (PRB), rendu public il y a quelques jours.
Bholanath Jeewuth a parlé des night attendance bonus, du Bank Nurse Scheme, de risk allowance, de la formation des infirmiers, des jours fériés, de la dialyse, avant d’indiquer que le syndicat adressera bientôt une lettre au directeur du PRB pour réclamer des éclaircissements sur ces différents points. « Nous demanderons aussi au Premier ministre, à son retour, d’instituer un PRB Implementation Committee en vue de régler les anomalies contenues dans le présent rapport », a-t-il déclaré.
Concernant les recommandations du rapport, M. Jeewuth a soutenu que le PRB considère les infirmiers comme étant le premier maillon de gestion en matière de santé « mais, il ne peut évaluer nos compétences. » « Le PRB parle du Diploma in Nursing pour tous les infirmiers ou de son équivalence. Avons-nous suffisamment de temps pour nous rendre au National Equivalence Council pour rechercher cette équivalence afin de pouvoir bénéficier des recommandations du PRB en janvier prochain ? », s’est-il interrogé.
Selon lui, le PRB considère les infirmiers qui travaillent avec les diabétiques comme étant des specialised nurses. « Mais qu’en est-il de ceux qui sont des diplômés en Emergency Service et qui travaillent au SAMU
? » Il a déclaré que la risk allowance n’est offerte qu’aux infirmiers qui travaillent avec les malades atteints du VIH et de la tuberculose. « Ceux qui travaillent dans les urgences et aussi dans les salles d’opération sont également à risques. Ils doivent eux aussi bénéficier de cette allocation », a-t-il estimé. M. Jeewuth juge inacceptable que les infirmiers qui travaillent durant les jours fériés ne sont pas rémunérés et ceux qui opèrent les ECG n’ont obtenu qu’une hausse de 10 % seulement de leur allocation. « Les infirmiers qui travaillent au SAMU font des ECG dans les maisons des malades et cela souvent dans des conditions difficiles. Ils n’ont rien obtenu. »