Malgré leurs valeurs nutritives, les oeufs ont longtemps été évités, notamment par ceux ayant du cholestérol. Alors que leur consommation au petit-déjeuner traditionnel est souvent perçue comme le meilleur booster du jour, une fausse idée répandue considère cet aliment riche en protéine comme étant néfaste pour le cholestérol, pouvant ainsi augmenter les risques de maladie cardiovasculaire. Mythe ou vérité ? Nirusha Pahladi, Registered Associate Nutritionist (UK), nous apporte des éclaircissements.
Comment devrait-on manger des oeufs ? Avec ou sans jaune ? Quelle est l’importance des oeufs dans notre alimentation ? Autant de questions que nombre de personnes se posent au vu des on-dit. Selon Nirusha Pahladi, cette incertitude autour des bienfaits ou risques liés aux oeufs a subsisté parmi de nombreuses personnes pendant de nombreuses années et influence les conseils alimentaires prodigués par les professionnels de santé. « Aujourd’hui, la plupart de nos populations courent un risque d’avoir des problèmes cardiaques et elles sont prêtes à tout pour éviter de telles conditions, cela sans tenir compte des preuves scientifiques récentes concernant cet aliment particulier. Récemment, suite à des études cohérentes fondées, des organismes de santé publique ont affirmé que les oeufs entiers n’ont qu’un faible effet et sont cliniquement insignifiants sur le cholestérol sanguin et ne déconseillent donc pas la consommation d’oeufs à la population en général », indique notre interlocutrice.
Une autre étude fondée, selon elle, a également affirmé « que la consommation d’un oeuf en entier n’est pas associée de manière significative au risque de maladie coronarienne ou d’accident vasculaire cérébral chez les adultes en bonne santé ou ceux qui souffrent d’hypercholestérolémie ». Au contraire, poursuit-elle, « fait intéressant, les recherches ont montré que la consommation régulière d’oeufs est également associée à une meilleure qualité du régime alimentaire, cela, en augmentant l’apport en nutriments, une faible teneur en matières grasses et en améliorant le taux de cholestérol chez les consommateurs d’oeufs, par rapport à la teneur en matières grasses saturées présente dans les produits à base de viande liés à un risque plus élevé de maladies chroniques ». Cependant, souligne-t-elle, « il est conseillé aux personnes diagnostiquées avec le diabète ou à l’hypercholestérolémie de ne pas dépasser plus de sept oeufs par semaine, car cela pourrait éventuellement augmenter le risque de maladie cardiovasculaire ».