Des étudiants, membres de l’AIESEC, sont à Maurice pour un projet d’accompagnement des femmes entrepreneurs enregistrées sous le National Women Entrepreneur Council (NWEC). Le lancement aura lieu lundi prochain au siège du NWEC à Phoenix.
L’objectif de ce projet est de donner l’occasion à ces jeunes venant de différents pays, de comprendre la réalité sociale de l’entrepreneuriat au féminin à Maurice, de monter un projet en fonction des besoins des femmes entrepreneurs et de le mettre à exécution sur une période de quatre semaines. Pour leur part, celles-ci pourront bénéficier des connaissances techniques de ces jeunes et de leur soutien pour une expansion ou une amélioration de leurs affaires.
Les projets peuvent être une mise en oeuvre en situation réelle ou constitués d’atelier de formation ou de recherches qui bénéficieront aux entrepreneures, par la suite, comme « trouver des sources de financement pour leurs projets en dehors du cadre bancaire traditionnel ». En fonction de la demande, les étudiants pourront développer des stratégies de marketing à leur intention, les aider à faire le branding de leurs produits, d’organiser des événements pour la vente de produits, d’accompagner ces femmes dans leurs tâches quotidiennes en vue de les améliorer, de créer des sites internet ou des forums à partir desquels elles pourront échanger des informations, effectuer une analyse approfondie de leurs besoins et proposer des solutions.
Le lancement du projet aura lieu lundi prochain, l’occasion pour les jeunes et les 35 femmes entrepreneurs qui se sont enregistrées pour le projet de faire connaissance avant d’être mises en équipe pour le travail. Toute la semaine prochaine sera ensuite consacrée à la formation des étudiants internationaux. Durant la semaine du 16 juin, ils travailleront sur leurs propositions et les soumettront aux organisateurs. Selon le programme établi, la mise en oeuvre de leurs propositions devrait démarrer à la fin de cette deuxième semaine.
Conscients des barrières notamment linguistiques qui pourront entraver la bonne marche du projet, les organisateurs répartiront les équipes en fonction, en outre, de ces compétences et éventuellement, placeront des traducteurs dans les équipes. Lors d’une rencontre avec les participants au siège du NWEC la semaine dernière, les représentants de cet organisme et de l’AIESEC ont rassuré les participantes quant à un éventuel choc des cultures et des personnalités en les invitant à revenir vers eux et à ne pas rester dans une situation de malaise.
Les sessions de travail se dérouleront soit chez l’entrepreneure soit au siège du NWEC. Les participantes sont libres de proposer d’autres lieux de travail à leur binôme.
L’AIESEC est un réseau d’étudiants présent dans 124 pays. Existant depuis 65 ans, son but est de donner l’occasion aux jeunes de s’engager dans les sociétés diverses à travers son programme de leadership. L’occasion pour eux de s’ouvrir au monde et d’échanger avec d’autres jeunes de leur âge. Les projets montés dans les différentes sociétés à travers le monde, comme à Maurice avec le NWEC, sont effectués sur une base volontaire.