ABAIM n’est pas un simple groupe, mais un mouvement « culturel et social » lié à la ravanne ? L’aventure remonte à Lekol ravann ?
En 1986, à cité Barkly Beau-Bassin, c’est là que tout a démarré. SOS Solidarité, une petite association avec pour objectif d’aider dans la lutte contre la drogue, qui faisait des ravages dans le quartier, monte « enn ti baz » (espace de rencontre) dans la cour de la chapelle La Confiance. Ses membres se rendent compte assez vite que le travail de « detox en plein air » a bien ses limites et vont à la recherche de moyens préventives pour continuer le travail commence. L’idée d’une école de ravanne a germé. Il s’agit en fait de la première école de ce genre à Maurice. Il fallait oser ! Ce qui pouvait paraître une idée farfelue était très clairement héritée de l’avant-garde. Force est de constater qu’en 1989 on avait réussi à distiller cette idée lors d’une présentation à l’occasion d’un séminaire à Ebène par le Trust Fund for treatment and rehabilitation of drug addicts.