C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Johnny Wilson, celui-là même qui avait fait les beaux jours de l’ancienne écurie Benoît Espitalier Noël durant les années 80. Les anciens turfistes se souviendront de ce jockey qui avait remporté le championnat des jockeys en 1980 et qui avait aussi gagné le Maiden sur Holdall et la Barbé Cup sur Day to Remember.
Il faudrait aussi sans doute souligner que Johnny Wilson faisait aussi partie de ceux qui avaient réussi à ramener pas moins de cinq victoires en une journée. C’était lors de la dernière journée de 1980 quand il était à la lutte avec Keith Watson dans la quête du titre de jockey de l’année. Il était parvenu à rejoindre son collègue australien mais ce dernier remporta une course pour être couronné.
Selon nos informations, Johnny Wilson, qui était âgé de 78 ans, n’a pas survécu à une opération du coeur, dimanche, dans un hôpital de Perth en Australie. Une semaine avant sa mort il avait assisté au mariage de son fils à Melbourne et à son retour à Perth il a été victime d’une crise cardiaque qui l’a finalement emporté.
Johnny Wilson a remporté trois Coupes de Perth au cours d’une riche carrière qui l’a vu monter à Singapour et en Malaisie pendant 17 années. C’est d’ailleurs à Singapour qu’il allait se faire un nom dans les années 60 à 70 et entra dans le ‘Hall of Fame’ de ce pays. Le meilleur coursier qu’il aura piloté est Jumbo Jet qui fut le champion de Singapour avec lequel Wilson a remporté la Coupe d’Or, le Derby et aussi le Perak Derby où le cheval portait 67 kg.
Après sa carrière de jockey, Johnny Wilson était devenu entraîneur et tout récemment il avait un excellent coursier Trading Day qui a remporté trois courses d’affilée.
S’il y a quelqu’un qui a bien connu Johnny Wilson à Maurice, c’est nul autre que Benoït Espitalier-Noël qui l’avait engagé pour le compte de son écurie en 1980.
L’ancien entraîneur, aujourd’hui adjoint de Patrick Merven, s’est confié à Turf Magazine.
«Je me rappelle que lorsque j’avais fait part à feu Jean Halbwachs de mon intention de signer Johnny Wilson, il m’avait alors dit que ce serait impossible. Un jockey de son calibre ne viendrait jamais monter à Maurice.  Johnny Wilson accepta mon offre et démontra tout son talent. Certes, ce n’était peut-être pas un bon juge, mais il monta d’excellentes courses. Il était même parvenu à remporter la Barbé Cup, la Princess Margaret Cup, la Coupe du Cent-Cinquantenaire, le Maiden et la Coupe des Présidents.»
Benoît Espitalier-Noël a tenu à souligner que Johnny Wilson prenait régulièrement de ses nouvelles, celles de Gilbert Rousset, aussi bien que celles de Patrick Merven et, de ce fait, gardait toujours contact avec le Champ de Mars.