Les inconditionnels d’Apple l’attendaient depuis un moment déjà. C’est maintenant chose faite : le géant de Cupertino vient de dévoiler l’Apple Watch, premier nouveau produit de la marque depuis un certain iPad, en… 2010 ! Mais est-elle réellement à la hauteur des attentes ? Éléments de réponse.
C’était comme une dernière piqûre de rappel avant le grand lancement. Six mois précisément après avoir dévoilé l’Apple Watch pour la première fois, Apple s’est en effet permis de dédier récemment une seconde présentation à sa montre lors d’une conférence de presse organisée à San Francisco et suivie mondialement. Aucun autre de ses produits n’avait eu le droit à pareil traitement jusqu’alors.
Apple a enfin répondu à des questions concrètes, laissées jusqu’alors sans réponse. D’abord, l’Apple Watch sortira le 24 avril, mais sera disponible à l’essai dès le 10 avril dans les Apple Store et aux Galeries Lafayette en France. Elle sera vendue 399 et 449 euros selon la taille pour le modèle sport en aluminium, et de 649 à 1,249 euros pour le modèle standard en acier inoxydable. Le modèle en or, lui, sera vendu entre… 11,000 et 18,000 euros. En quantité limitée, cela va sans dire. Des bracelets supplémentaires seront enfin vendus entre 59 et 499 euros. Concernant l’autonomie de l’engin, elle sera de 18 heures lors d’un usage normal. L’Apple Watch devra ainsi être rechargée la nuit, grâce à son alimentation magnétique.
Tout cela est bien joli, sur le papier du moins. Mais qu’en est-il réellement ? La présentation de septembre avait permis de planter le décor. Après la micro-informatique et la téléphonie, Apple s’apprêtait alors à entrer dans le secteur des accessoires de mode. Son PDG, Tim Cook, avait insisté sur l’ampleur de la tâche accomplie pour mener ce projet, le premier de l’ère post-Steve Jobs. Le designer en chef d’Apple, Jonathan Ive, s’est par la suite chargé d’inscrire le groupe informatique dans la longue histoire de l’horlogerie, livrant un nombre inhabituel d’interviews. “Ceux qui travaillaient sur le premier iPhone méprisaient les téléphones de l’époque. Ce n’est pas le cas ici. Les gens dans notre groupe adorent leurs montres”, confiait-il récemment au magazine du Financial Times, How to spend it.