L’Aaleemee Society, compétente en matière d’entrepreneuriat social, va développer cette activité au sein des organisations non-gouvernementales à Antananarivo, Madagascar. Son président, Saheed Thupsee, et d’autres membres de cette ONG mauricienne ont séjourné la semaine dernière dans la Grande Île, à l’invitation de la Plateforme nationale des ONG de ce pays.
« Après avoir fait un constat, nous leur avons proposé deux axes de collaboration afin de les aider à décoller dans l’entrepreneuriat car les Malgaches ont un grand potentiel dans ce domaine », a déclaré M. Thupsee. D’abord, l’ONG mauricienne va les former dans la préparation du business plan. Selon M. Thupsee, les ONG malgaches sont différentes de celles de Maurice. « Elles ont des terres, ainsi que d’autres ressources, à leur disposition. Leurs membres veulent développer la petite entreprise dans divers domaines dont l’artisanat, l’agriculture et le commerce mais ils ne savent pas comment s’y prendre », dit-il.
Pour les aider, l’Aaleemee Society a suggéré l’organisation d’un atelier de travail en août prochain à Antananarivo, à l’intention des ONG malgaches. La partie mauricienne y dépêchera des experts dans divers domaines pour l’animer. « Les Malgaches ont un gros problème d’énergie. Nous emmènerons deux experts en photovoltaïque et en transformation des déchets en énergie, pour leur parler de l’énergie renouvelable. Ils ont beaucoup de fruits mais ils ne savent pas les transformer ou même les exporter vers les pays de la région », ajoute M. Thupsee. Il ajoute que les Malgaches ont du cuir et du bois avec lequel fabriquer des meubles mais ils souffrent d’un manque de technologie pour les développer davantage.
En deuxième partie de cette collaboration, l’Aaleemee Society travaille sur un axe Maurice-Malaisie-Madagascar ; elle compte emmener des entrepreneurs malaisiens pour investir dans la Grande Île. Elle va commencer par organiser une grande foire des entreprises en 2015 à Madagascar. « Notre allons mettre les trois parties — mauricienne, malgache et malaisienne — en contact pour parler business. Il y a aussi des possibilités de joint-ventures, surtout avec l’avènement d’un gouvernement stable depuis peu à Madagascar », souligne notre interlocuteur. Maurice et Madagascar, dit-il, peuvent tirer d’énormes profits de cette collaboration.