L’objectif en réunissant les différents représentants des missions diplomatiques en poste à Maurice, le lundi 26 août à Port-Louis, était clair : faire état des appréhensions du Groupe de contact sur la piraterie aux larges des côtes de la Somalie (GCCPS) suite à la décision de la Somalie de libérer prématurément des prisonniers condamnés pour piraterie.

Cette décision des autorités somaliennes s’inscrit, pour le GCCPS, en porte-à-faux avec le Memorandum of Understanding signé entre les Seychelles et les autorités compétentes de la Somaliland en février 2012 à Londres en marge de la Conférence sur la Somalie, indique le groupe de contact dans un communiqué.

Maurice, qui assure la présidence du GCCPS à travers le ministères des Affaires étrangères, a multiplié les initiatives diplomatiques afin de trouver une solution durable pour prévenir une résurgence de la piraterie dans la zone. A cet effet, le représentant permanent de Maurice à l’ONU, Jagdish Koonjul, rencontrera le secrétaire-général de l’ONU, António Guterres, le 4 septembre à New York.

Dans cette optique, le ministre des Affaires étrangères, Nando Bodha, a réuni au siège du ministère à Port-Louis les représentants des missions diplomatiques en poste à Maurice pour partager avec eux les appréhensions du GCPCS. La présidence du GCPCS veut ainsi obtenir le soutien de leurs capitales respectives pour condamner la libération avant terme des prisonniers.

Le GCCPS considère que la libération prématurée des pirates somaliens pose problème et met en péril les efforts entrepris par la communauté internationale pour contenir la piraterie dans la région. De fait, le groupe de contact a alerté les instances dirigeantes des Nations unies à ce sujet.