La moisson des médailles attendues en haltérophilie a démarré dans l’après-midi d’hier de manière spectaculaire, signée de l’attendue Marie Hanitra Roilya Ranaivosoa. Comme aux JIOI 2015 à l’île sœur, notre Dame de fer, de père malgache, n’a pas changé sa partition à Curepipe, où elle est née en 1990 et a grandi. Trois médailles d’or avec son panache coutumier, elle a, à elle seule, assuré le spectacle dans le froid du gymnase James Burty David à Trou-aux-Cerfs, écrasant la concurrence avec 80 kg à l’arraché, 97 kg à l’épaulé-jeté, pour un total olympique de 177 kg, assorti d’un triple record des Jeux (ancienne marque : arraché 64 kg, épaulé-jeté 89 kg et total olympique 153 kg). Le tout, ficelé au bout de son 1,50m seulement pour 48,95 kilos de muscles.

Habituée des médailles — l’or aux Jeux des îles, aux Jeux d’Afrique et aux championnats d’Afrique, en passant par les Jeux du Commonwealth (argent en Australie l’an dernier) —, sans oublier une 9e place aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, Roilya Ranaivosoa a ouvert royalement la voie au jeune Émile Wilhem (doublé argent) et aux bronzés Dorian Madanamootoo et Maëva Matelot. 11 médailles en un seul après-midi, la cueillette 2019 s’annonce des plus fructueuses.

Au cours de cette journée dominicale, la natation mauricienne a vite rebondi après un petit freinage la veille, en nous gratifiant une autre tranche d’émotions fortes avec un quadruple or. Bradley Vincent, conquérant cette fois au 100m nage libre avec son habituel record des Jeux, la révélation des Jeux, Alicia Kok Shun, brillante à son tour au 100m brasse, et nos deux handisportifs Suffian Ropen et Jeysheeka Rungoo au 50m nage libre hommes et dames, ont parachevé le festival quadricolore.

Dans cette même mouvance, à quelques bornes près, Côte d’Or, que l’on dira bénie des dieux, a enregistré la veille un véritable tour de force des élèves de Michel Thèze, signé les frères Lagane (Christopher et Grégory Lagane), Alexandre Mayer, Dylan Reddy et Yannick Lincoln, dans un clm par équipes véritable chasse gardée de notre petite reine avec six couronnes en dix éditions des Jeux des îles.

Au chapitre des déceptions de cette troisième journée, inévitables dans des Jeux de cette dimension, figure surtout l’échec de nos pongistes dans le tournoi par équipes. Les filles se sont contentées de l’argent et les garçons du bronze, alors qu’ils avaient intégré un dernier carré plein d’espoir samedi. Il n’y aura donc pas de carton plein pour la bande à Prathna Jalim en ping-pong !

Daniel SOULANGE