On s’arrêtera au surnom qu’elle s’est donné au milieu des années quatre-vingt-dix. Dans le monde de la mode internationale, Odette Bombardier est aussi le symbole d’extravagance et d’originalité. À son image, à l’image de ses accessoires portés dans différents coins de la planète. Sexy, lookées, branchées, provocs, chics, ses créations n’ont aucune limite. À 48 ans, cette Mauricienne qui a quitté son pays à la fin des années 80 a mené sa révolution à Paris dans le monde de la mode, des arts, de la nuit, de la techno… De retour à Maurice depuis quelques mois, elle a participé récemment à l’exposition Edge of the World à la State House.
Cela semble pouvoir péter à tout instant. C’est qu’elle ne tient jamais en place, Odette. Toujours des idées qui bouillonnent dans sa tête, des créations qui ne demandent qu’à exploser, un regard aiguisé qui tient en ligne de mire les travers du monde, et des coups de gueule acerbes pour faire voler en éclats le crétinisme de la horde des ti-lespri.
La connerie l’agace, certes, mais au menu, il n’y a pas que de la nitroglycérine. Il y a aussi ces grands éclats de rire, cette féroce envie de vivre la vie dans ses moindres recoins. Cette constante recherche de ce qui est beau, bien et bon. Le tout rythmé et coloré, comme dans une assourdissante Techno Parade parisienne. Elle y était quand cela avait eu lieu la première fois dans la capitale française. C’est d’ailleurs dans son showroom qu’avait été stocké le matériel de cette grande fête, devenue aujourd’hui une institution. Comme pour la Gay Pride, où ses créations aux allures évocatrices, provocantes, fétichistes, non-conformistes, ont souvent fait sensation.