À peine Windows 8 sorti, Microsoft renouvelle sa célèbre suite logicielle Office. Disons-le d’emblée : la cuvée 2013 s’annonce d’un très bon cru. La recette ? Un look dans l’air du temps, des logiciels revus et corrigés, un Outlook décoiffant, le tout parsemé d’un nuage de… cloud !
Les inconditionnels de Microsoft sont partagés quand il s’agit d’évoquer le cas de Windows 8, tant le système d’exploitation apparaît éloigné de ses prédécesseurs. Aussi était-il temps pour le géant de Redmond de corriger le tir et de ramener au troupeau les brebis égarées. C’est dans cette logique que sort la nouvelle mouture de la suite phare de Microsoft, alias Office. Une version 2013 qui, il faut l’avouer, semble avoir tous les atouts pour séduire. Sa mission première : le passage au cloud !?Ce n’est évidemment pas tout, l’éditeur étant aussi attendu sur son interface utilisateur, son client mail – en l’occurrence Outlook – ou encore sa suite bureautique (Word, Excel, Powerpoint, Access, Publisher…). Et le pari aura apparemment été réussi, au point que l’on attend impatiemment son arrivée sur le marché local. Selon le siège mauricien de Microsoft, le produit devrait débarquer “au cours du premier trimestre”. Pas de date précise encore ni même d’autres détails, la filiale “océan Indien” du géant de Redmond ne pouvant pour l’heure en divulguer davantage.
Avant d’évoquer l’aspect technique et les grandes nouveautés de la suite, sachez cependant que Microsoft a revu sa politique commerciale. L’éditeur propose en effet désormais une formule de sa suite permettant de l’acquérir sous forme d’abonnement annuel. Objectif : offrir une licence nominative indépendante de la machine. Concrètement, avec cette formule, un utilisateur pourra installer sa suite et s’enregistrer sur plusieurs ordinateurs (cinq maximum). En tout, Office 2013 existe en cinq versions : Office 365 Famille Premium, Office 365 Université, Office 365 ProPlus, Office 365 Petite Entreprise Premium et Office 365 Entreprise.?
La tête dans les nuages.
Sur le plan des nouveautés, il est bon de commencer par le cas de SkyDrive, qui plonge directement l’utilisateur dans le monde du cloud. Avec son logiciel, à installer sur son poste de travail, Microsoft met clairement son service de stockage en ligne au coeur du système. Désormais, c’est dans SkyDrive que vos documents seront sauvegardés par défaut, de sorte d’être accessibles de n’importe quelle station, même si SkyDrive n’est pas installé. On pourra même lire ses documents Word et Excel sans la suite bureautique, ce grâce aux Office Web Apps. Là, chapeau bas Microsoft.
Du côté de l’interface aussi, des progrès ont été accomplis, même si, fondamentalement, la base reste la même que celle d’Office 2007. N’empêche que la version 2013 gagne en ergonomie, en fluidité, en intuitivité et en options de personnalisation. Autre nouveauté : le mode tactile. Eh oui, car Microsoft dédie aussi logiquement sa suite aux tablettes. Du coup, une fois ce mode activé, un effet loupe vient grossir les commandes sur un simple toucher.
Venons-en maintenant aux logiciels intégrés, et en particulier aux deux “vétérans” que sont Word et Excel. Le premier nommé bénéficie en effet de nombreuses améliorations qui, sans être pour autant révolutionnaires, apportent un réel confort de travail. C’est notamment le cas de la fonction zoom, qui permet de grossir images et tableaux en mode lecture. Notons aussi la présence d’un marque-page automatique, la reconnaissance de fichiers PDF, la simplification (enfin) de l’insertion d’images aux textes, la prise en charge des vidéos Web et, en mode traitement de texte, un “curseur glissant” de lettre en lettre.
Retour gagnant.
Le plus célèbre des tableurs signe, lui aussi, un retour gagnant. Avec, en toile de fond, les mêmes spécificités que son cousin Word (curseurs glissants, intégration Skydrive, etc.). L’interface propose également un mode tactile mais aussi de nouveaux effets d’animation des cellules. Avec Excel 2013, les classeurs s’affichent dans différentes fenêtres, ce qui rend le travail plus confortable. Enfin, le tableur fait différentes “recommandations” lorsque l’on souhaite mettre en forme ses données graphiquement.
En résumé, Office 2013 se place d’emblée dans les indispensables bureautiques. Au menu : des améliorations, bien sûr, par rapport à la version 2010. Mais pas seulement, car Microsoft apporte son lot de nouveautés et, surtout, inscrit sa suite logicielle dans un nouvel esprit (un peu comme il l’a fait avec Windows 8) et, surtout, avec une vision commerciale, elle aussi revue et corrigée. On notera enfin l’apport d’une approche cloud grandement améliorée, via SkyDrive, et des évolutions plus que significatives, principalement pour Word, Excel et Outlook. Même si elle demeure sans doute bien vite incontournable, la dernière mouture d’Office – sur laquelle nous reviendrons plus en détail dans les semaines à venir, soit au moment de sa sortie officielle – nous oblige néanmoins déjà à nous poser une dernière question, la plus importante probablement : pourquoi avoir attendu 2013 pour nous l’offrir ?