Monsanto, multinationale américaine spécialisée dans les biotechnologies agricoles, comprenant des semences génétiquement modifiées et des produits chimiques, est la cible d’une mobilisation internationale. Depuis 2013, des marches sont organisées contre elle; les militants mauriciens se sont aussi mobilisés cette année. On lui reproche notamment sa politique d’accaparement du marché des semences, en sus de sa production de produits toxiques. Si Monsanto n’est pas la seule grosse entreprise à évoluer dans ce domaine, elle est prise comme un symbole par les contestataires du monde entier.
Le 23 mai dernier, 413 villes à travers le monde, issues d’une cinquantaine de pays, ont marché pour manifester contre Monsanto et d’autres entreprises impliquées dans les OGM et des pesticides, à l’instar de Bayer ou Syngenta. Maurice n’était pas en reste, puisque l’ONG Lekovilaz a également organisé une marche anti-Monsanto, du Plaza à la gare de Rose-Hill. Un même élan au Bangladesh, aux États-Unis, en France, à Taïwan, au Porto Rico ou au Burkina Faso : des marcheurs ont défilé dans les rues pour réclamer “la souveraineté alimentaire”.
“C’est un danger pour Maurice”, dit Stéphane Walger, président de l’ONG Lekovilaz, en se référant à la politique de Monsanto et consorts. “Monsanto est spécialisée depuis quelques années dans le brevetage du vivant, proposant des semences génétiquement modifiées et résistant à peu près à tout. La politique de Monsanto est d’accaparer le marché des semences : elle propose à la fois les semences et les produits qui vont avec. Elle veut standardiser ce qu’on consomme et ce qu’on produit.”
Au niveau international, la mobilisation contre Monsanto et consorts tient en deux axes principaux. Premièrement, la toxicité de ces produits chimiques et ses dangers pour la santé humaine, animale et sur celle des écosystèmes des sols; deuxièmement, la politique d’accaparement que pratiquent ces multinationales.