Le Groupe Réfugiés Chagos a organisé dimanche une assemblée générale à Pointe-aux-Sables. Parmi les points évoqués se trouvaient l’amendement à la Chagossian Welfare Fund Act et les conditions de vie des Chagossiens en Angleterre.
Lors de l’assemblée générale du Groupe Réfugiés Chagos (GRC) dimanche à Pointe-aux-Sables, son président Olivier Bancoult a fait état de l’amendement à la Chagossian Welfare Fund Act qui permettra aux enfants des natifs des Chagos (âgés de plus de 18 ans) de participer aux élections en vue de faire partie du board. Celui-ci est formé de sept personnes : cinq natifs et deux de la deuxième génération.
Le Chagossian Welfare Fund permet de subventionner plusieurs activités liées aux descendants chagossiens. L’enregistrement des jeunes de la deuxième génération se fera sous peu au Centre des Réfugiés Chagos. Olivier Bancoult a souligné que cet exercice se fera dans la transparence. « Si un homme va en Angleterre et veut faire venir sa famille, il doit trouver un emploi qui lui permet d’obtenir plus de 18 000 livres par an… Sinon sa femme et ses enfants ne pourront pas le rejoindre », a déclaré le leader du GRC qui soutient que cette décision détruit le tissu familial. Les Chagossiens sont aussi obligés de payer Rs 6 000 pour faire un test d’anglais et déposer Rs 47 000 pour se rendre en Angleterre.
Selon le leader du GRC, les conditions de vie des Chagossiens en Angleterre sont déplorables. Olivier Bancoult a souligné avoir envoyé une lettre au gouvernement britannique et a appelé à la solidarité de tout un chacun pour le droit des descendants de Chagos. Il a ainsi lancé un ultimatum de 15 jours à la British High Commission pour une réponse en ce sens. Autrement, a-t-il indiqué, le GRC pourrait bien envisager une manifestation devant le consulat.
Olivier Bancoult rencontrera aussi le Premier ministre Navin Ramgoolam en vue de discuter de plusieurs sujets du dossier Chagos, dont le parc marin autour de l’archipel. Navin Ramgoolam avait pour sa part signifié, lors d’une question parlementaire, son intention de demander une rencontre avec la secrétaire d’État Hillary Clinton pour aborder ce dossier.