Le grand gagnant du concours intercollèges de l’Omnicane Award 2013 est l’Ébène SSS Girls. Des 17 collèges ayant envoyé leur candidature, cinq ont été finalistes, dont trois qui ont reçu le Special Prize: Royal College of Curepipe, Queen Elizabeth College et Collège Sainte Marie. La 2e place a été attribuée au Collège d’État Gaëtan Reynal. La remise de prix a eu lieu vendredi dernier au Hennessy Park Hotel en présence de Jacques d’Unienville, CEO d’Omnicane, et de Kailash Purryag, président de la République de Maurice.
Le thème de cette année était How best can Mauritius capitalize on the opportunities that Africa offers for sustainable business ventures in the agroindustry and energy sectors?L’équipe gagnante – qui a eu l’honneur de présenter son projet devant les personnes présentes – remporte la somme de Rs 100,000.
Après la proclamation du gagnant et la remise des prix, Week-Endest allé à la rencontre des cinq lauréates de la compétition: Kasturi Thoddi Kotiah, Sarah Dinally, Shameea Hossenally, Melina Moonesawmy et Shaheenah Mahabookhan. Tout excitées, elles ne peuvent contenir leur joie et parlent toutes en même temps, racontant leur aventure. Leur victoire a été une vraie surprise. Pour les cinq jeunes filles d’Ébène SSS Girls, cette récompense est la somme de leur dur labeur et des sacrifices faits durant la préparation de leur projet. «Nous ne nous attendions pas à être parmi les cinq finalistes, avec le nombre de participants. Nous étions très motivées mais ne nous attendions pas à gagner. Nous sommes très contentes. Nous tenons à remercier nos professeurs, le recteur et nos parents qui nous ont aidées, de même que les personnes que nous avons interviewées durant le projet», disent-elles, avant d’ajouter: «Cela n’a pas toujours été facile parce qu’il nous fallait manquer certaines classes à cause de la compétition; nos profs n’étaient pas toujours contents.»
Leur projet consiste, grosso modo, en les possibilités d’investissements pour Maurice en Afrique. La conclusion de leur projet est la suivante: «Étant donné que nous sommes une petite île, nous avons des ressources limitées et elles sont saturées. C’est pour cela que nous considérons que l’Afrique est l’avenir de Maurice en termes d’investissements et de production agro-industrielle et énergétique», explique Shameea Hossenally. À travers cette compétition, les filles disent avoir appris beaucoup de choses qui les aideront certainement dans le futur, comme faire un travail de recherche par elles-mêmes et travailler en équipe. «Grâce aux rencontres que nous avons eues avec des personnes stratégiques, nous n’avons désormais plus peur d’aller vers des gens pour leur poser des questions».
Elles racontent avoir passé la plupart de leurs dimanches chez Kasturi pour travailler sur le projet, de même qu’à l’école où elles se rencontraient à cet effet. Ce projet leur a, en effet, demandé des efforts et des sacrifices depuis le mois de mars. Pour les cinq amies, cette compétition a été un vrai défi, puisqu’elles ont toutes opté pour la filière scientifique à l’école. «Cela a été un peu difficile pour nous au début parce qu’on ne comprenait pas trop le concept du projet. Mais les personnes que nous avons consultées nous ont beaucoup aidées et donné des explications. Ces personnes nous ont donné des pistes sur ce que nous devions savoir sur l’Afrique et sur l’économie de Maurice», explique Kasturi Thodi Kotiah.
Enjoy
Les filles de Gaëtan Reynal avouent qu’elles pensaient gagner mais qu’elles sont, malgré tout, très contentes d’être les deuxièmes.«Nous avons appris beaucoup de choses et sommes très satisfaites car nous avons fait de notre mieux.»disent-elles. Entre passer les unes chez les autres et aller se coucher aux petites heures du matin dans le seul but de réussir leur projet, les filles disent avoir «enjoyed» les préparatifs. Ayant reçu le thème et les instructions un mois après le début de la compétition, «il ne restait plus que 6-7 semaines pour la soumission du projet; nous avons dû travailler deux fois plus dur; nous avons même manqué des classes et des cours particuliers mais, à la fin, ça a payé,»disent les filles.
Le président de la République a félicité tous les participants. Pour lui, «le travail et l’esprit d’équipe de même que le partage d’informations sont cruciaux pour  parvenir aux objectifs communs, en particulier pour ce genre de compétition.»Plus loin, «This is also a healthy competition which needs to be encouraged. I believe in competition because it enables us to unleash the hidden talents of our citizens which is the best fuel of the engine of social economic growth of a successful nation.»Le thème choisi pour cette année est, pour Kailash Purryag, «comprehensive and challenging.»