La finale de l’Omnicane Republic Cup, la première sous l’ère professionnelle, opposera demain à 15h30 au stade George V le Pamplemousses SC à La Cure Sylvester. Une finale qui s’annonce disputée et palpitante, dans la mesure où aucune des deux équipes ne viendra avec la fleur au fusil.
Si sur le papier Pamplemousses possède les meilleures chances au vu de son palmarès, La Cure ne viendra pas en victime expiatoire. C’est du moins ce que promet Danilo Perticot, l’entraîneur port-louisien. « On vient avec l’intention de remporter la finale », dit-il.
Une ambition à peine cachée, nourrie par l’envie de se faire enfin respecter sur le plan local. « Nous sommes une équipe dite petite, mais je pense qu’il est temps de se faire respecter et de montrer ce dont nous sommes capables », avance encore le technicien.
On a eu un autre aperçu des qualités de l’équipe de Port-Louis lors de la demi-finale de mercredi contre le Chamarel SC. Une rencontre enlevée 3-1 grâce à des réalisations de Wisdom Abuchi, buteur en deux occasions, et de Fabrice Li Tien Kee.
« Ce qui a joué pour nous, c’est la cohésion du groupe. Les joueurs ont écouté les consignes, rien n’a été laissé au hasard sur le terrain », souligne Danilo Perticot. Il lui faudra cependant assurer cette même cohésion demain. Pour cela, il comptera sur le portier Yannick Macoa. « Nous avons la chance d’avoir un gardien de sa trempe, qui connaît son job ».
Du côté de Pamplemousses, on s’est déjà projeté dans la finale, même si les protégés d’Henri Spéville ont eu un peu de peine à se défaire du Petite Rivière Noire FC mercredi. Un succès 3-2 qui porte les griffes de Branly Zizi, deux fois buteur, et Frédérick Chavry en toute fin de partie.
Le mentor de Pamplemousses prévoit encore un match difficile. « Nous savons qu’en face il y a une équipe au point sur tous les plans. Ils ont de la technique, de la tactique et sont très engagés dans leurs matches », commente Henri Spéville.
Pour l’instant, aucun blessé n’est à déplorer de l’un ou de l’autre côté. Mieux : les deux entraîneurs devraient pouvoir compter sur les groupes qui ont disputé les demi-finales. « Heureusement que nous n’avons aucun joueur suspendu ou blessé à déplorer ».
Danilo Perticot craint cependant une chose : l’absence de réalisme devant les buts. « En demi-finale, nous avons raté beaucoup d’occasions. Nous n’étions pas trop concentrés, mais cette fois, ce sera différent. C’est du 50-50 ».
Le match de demain permettra au vainqueur d’entrer dans l’histoire. Pour Pamplemousses, ce sera le premier sous l’ère professionnel. « J’ai déjà gagné la Coupe de la République trois fois », avance Henri Spéville. Pour La Cure, la finale est en elle-même une victoire. « Nous sommes arrivés à ce niveau et nous ne pouvons avoir de regrets. Maintenant, soulever le trophée serait la consécration pour nous », admet Danilo Perticot.
Quand on sait que ces deux équipes comptent une victoire en confrontation directe, on peut s’attendre à une belle lutte. Le coup d’envoi de la rencontre sera donné à 15h30.