Réduire les inégalités en matière de santé par une action sur ses déterminants sociaux : tel est l’objectif d’une étude nationale sur les ménages entreprise du 27 mai au 16 juin par l’Institut de Santé à Maurice. Cette étude est financée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sous le Programme biennal 2012-2013.
L’Institut de Santé a été chargé par le ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie de mener cette étude. L’objectif est de réunir les données sur les caractéristiques socio-démographiques et les conditions de vie des groupes vulnérables qui influent sur l’accès aux services publics de santé et les aboutissements des consultations et soins reçus.
Le protocole ainsi que le questionnaire pour mener cette enquête ont été élaborés par l’Institut de Santé. L’étude a ciblé 750 foyers dans 25 régions du pays. Cet échantillonnage a été obtenu de la base de données nationale des groupes vulnérables établie par la National Empowerment Foundation.
Les participants sont interrogés par des intervenants qualifiés à travers un questionnaire structuré du 27 mai au 16 juin 2013. Les données ainsi obtenues seront synthétisées et analysées pour en extraire des conclusions et faire des recommandations. Le rapport sera soumis au ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie en septembre prochain.
L’équité en santé est un des principaux objectifs de l’OMS et malgré le progrès médical et technologique, les inégalités en santé entre les pays et parmi les groupes sociaux se perpétuent. Dans ce contexte, l’OMS a établi en 2005 la Commission sur les déterminants sociaux de la santé en vue de fournir des conseils sur les moyens de réduire le fossé en matière de soins de santé. Le rapport final de la Commission a été lancé en août 2008 avec le but de faire avancer l’équité et préconise des actions pour réduire les différences en santé parmi les groupes sociaux, et entre les pays.
Selon l’OMS, les déterminants sociaux de la santé sont les circonstances dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent ainsi que les systèmes mis en place pour faire face à la maladie.
Les déterminants sociaux de la santé constituent l’une des principales causes des inégalités en santé, c’est-à-dire des écarts injustes et importants que l’on enregistre au sein d’un même pays ou entre les différents pays du monde.
Selon l’OMS, les facteurs sociaux y compris le niveau de l’éducation, la situation professionnelle, le niveau de revenu, le sexe et l’appartenance ethnique ont une nette influence sur la santé de l’individu. En effet, moins le niveau socio-économique d’une personne est élevé, plus le risque de mauvaise santé est grand.
Les inégalités en santé sont des différences systématiques répertoriées dans l’état de santé des différents groupes de population. Elles ont des coûts sociaux et économiques importants tant pour l’individu que pour la communauté.