Lindlay Couronne a soumis sa démission comme directeur général de la branche locale d’Amnesty. Cette démission, qui prend effet à la fin du mois, aurait été provoqué par de sérieuses divergences d’opinion entre lui et le président d’Amnesty, Me Michel Ahnee.
Militant en faveurs des droits de l’homme depuis de nombreuses années, Lindlay Couronne a eu un long et riche parcours comme membre, puis comme directeur d’Amnesty. Sous sa direction, Amnesty (Mtius) était devenu une ONG très visible – trop selon certains – dans le paysage médiatique mauricien. Ses prises de position sur les atteintes aux droits de l’homme en Chine, pendant la période des Jeux Olympiques de Pékin en 2008, ont suscité intérêt et polémiques, comme ses enquêtes sur le terrain à Madagascar. On lui doit également l’organisation de certaines activités publiques symboliques, dont le débat virtuel sur la peine de mort, animé depuis Paris par Robert Badinter. Ce seraient de sérieuses divergences d’opinion avec le président du conseil d’administration d’Amnesty (Mtius), Michel Ahnee, qui auraient provoqué la démission de Lindlay Couronne. Interrogé par Week-End, l’ancien directeur général d’Amnesty a refusé de donner les raisons qui l’ont poussé à démissionner.