GÉRARD BAUNGALÉA

Cela fait onze jours déjà depuis les sanglantes explosions dans les églises catholiques et les hôtels au Sri Lanka. Que dire de plus. Avec plus de 300 victimes, dont des étrangers, mais surtout des enfants qui célébraient leur première communion, en ce dimanche de Pâques, le Sri Lanka est un pays meurtri, blessé en son âme même. Le monde entier est encore une fois sous le choc car il vient à peine de se remettre des incendies qui ont quasiment détruit la Cathédrale Notre-Dame de Paris. C’est beaucoup trop de tristesse, de larmes, d’émotions fortes mélangées à la révolte et à la colère en une semaine.

Les images des familles pleurant toutes les larmes de leurs corps, ces corps ensanglantés portés par des secouristes ou autres volontaires, le bruit de sirène des ambulances ou autres véhicules de secours, nous transpercent l’âme. Mais en voyant les images de ces enfants tous habillés de blanc, comme des petits anges, les yeux fermés comme endormis, nous ne pouvons retenir nos larmes. Nous posons des questions qui restent sans réponse. Nous demandons pourquoi. Et nous nous disons que notre société est vraiment malade. Très malade même et nous avons l’impression que le pire reste à venir. C’est comme-ci le Vendredi Saint avait duré plusieurs jours.

La résurrection du Christ nous donne espoir pour un monde meilleur car sa mort sur la croix et celle de toutes ces personnes au Sri Lanka doivent être avant tout pour nous signe d’unité et de réconciliation. Les rancœurs, les vengeances et autres règlements de compte, il nous faut les oublier. Laissons à la justice le soin de juger et condamner les coupables pendant que, nous, nous nous donnons la main pour dire non à la violence et que chacun participe concrètement à sa manière pour un monde de paix où il n’y aura plus de pleurs et de grincements de dents. Soyez heureux et bénis chers sœurs et frères de la planète Terre.