Sam Gérard, président de l’Open Association of Bus Drivers, a mis en lumière « l’injustice » faite dans le secteur du transport au chauffeur d’autobus. Aux côtés du vice-président Kiran Parbotia et Utam Gonowry, membre de l’exécutif, il a notamment évoqué les droits « non respectés » des travailleurs, le système routier et le harcèlement des chauffeurs, lors d’une conférence de presse hier matin au centre social Marie Reine de la Paix.
Un climat d’incertitudes, voire de mal-être, plane sur les chauffeurs d’autobus. Ce sentiment a été exprimé par trois membres de l’Open Association of Bus Drivers hier lors d’une conférence de presse au centre social Marie Reine de la Paix. Pour Sam Gérard, président, la sécurité est un facteur primordial. Il a déclaré que son association a été créée pour débattre sur plusieurs aspects, notamment « to look after everyone’s security, to help authorities and public in need, to follow the road traffic act ».
Selon lui, il est « inadmissible » qu’un bus comportant une quarantaine de places, soit un large véhicule, roule sur une route étroite. « Les chauffeurs sont menacés. Pena ase lagar ek bistop. Par exemple, en un seul endroit auprès de l’église de La Visitation de Vacoas, le chauffeur a à faire face à un feu de signalisation, à un arrêt d’autobus, au passage piéton et à une “yellow box”, où il est interdit de stationner. On veut amener de nouveaux règlements au code de la route alors que ce type de problème n’a pas encore été résolu. »
Sam Gérard confie également que la Road Safety Act doit être revue et, surtout, doit éclairer certaines zones d’ombre : « Eski nou infrastrsktir adekwat pou servi semi-floor buses ? En cas de catastrophes naturelles, ni le passager, ni le conducteur ne sont à l’abri. » Le président de l’Open Association of Bus Drivers s’insurge également contre « le manque de dialogue » avec les autorités et déclare avoir même fait appel au ministre Nando Bodha. Son association n’a toutefois jamais pu le rencontrer.
« En tant que chauffeur de bus, nous sommes éligibles à une “bus-lane” menant de Phoenix à Port-Louis pour permettre au public d’entrer plus tôt au travail et à leur domicile. Actuellement, c’est loin d’être le cas. » Selon Sam Gérard, des révisions doivent être également entreprises quant au nombre de plus en plus élevé de véhicule sur nos routes. « Il faut s’assurer que ces véhicules soient adaptés pour circuler sur nos routes », soutient-il.
Kiran Parbotia, vice-président de l’Open Association of Bus Drivers, trouve qu’il faut bien définir la Road traffic Act. « Nous avons écrit aux autorités, qui ont fait la sourde oreille, mais qui mettent l’emphase sur les Smart Cities alors que nous, chauffeurs, avons à faire face à de graves problèmes. » Il lance un appel à ceux concernés pour mettre en place une campagne de sensibilisation s’axant autour des dangers potentiels de la route. « Zordi, mo enn sofer, dime mo enn pieton. Bizin fer dimounn konpran ki saken ena so linportans. Il faut rapidement mettre en place une formation destinée tant aux chauffeurs qu’aux piétons. »