Toute l’équipe d’Opera Mauritius et l’orchestre de la région Réunion donne rendez-vous aux mélomanes ce soir, à 20 heures, ainsi que demain à 15 heures, au Mahatma Gandhi Institute (MGI) pour les deux dernières représentations de l’opéra La Traviata, de Giuseppe Verdi, avec dans le rôle principal de Violetta, la soprane mauricienne Véronique Zuël-Bungaroo. À noter que l’événement est programmé dans le cadre de la 3e édition du festival lyrique.
Si le programme officiel prévoyait cinq représentations de cette oeuvre populaire du répertoire lyrique, les organisateurs ont décidé d’ajouter une nouvelle pour clôturer le festival, qui a démarré le 13 septembre, avec deux activités à l’affiche : une conférence intitulée « De la Dame aux camélias à La Traviata » par le musicologue italien Di Profio à l’Institut français de Maurice, et un défilé de mode au Mahatma Gandhi Institute.
La première de La Traviata a eu lieu le lendemain. Une magnifique soirée au cours de laquelle le spectateur a eu l’occasion d’apprécier le talent mauricien sur la même plateforme que celui des étrangers. Un bonheur renouvelé pour ceux qui y sont retournés. D’autant que, durant les autres représentations, il a été possible de suivre toute la trame de l’histoire en sur-titrage. L’opéra étant joué dans sa langue d’origine, en l’occurrence l’italien, les organisateurs ont choisi de le rendre accessible aux Mauriciens, ce qui explique le sur-titrage en français.
Ainsi, pendant trois heures, le spectateur s’est plongé dans « une ambiance parisienne des années 20 », où le luxe et la volupté céderont vite la place à l’amour et au déchirement d’une séparation obligée. Résultat d’une condition imposée par la société de l’époque. Une séparation qui arrive à un moment où la maladie, la phtisie, ronge la protagoniste, une courtisane qui choisit de quitter sa vie joyeuse pour être avec son bien-aimé, joué par le roumain Alexandru Badea… Elle finira par mourir dans ses bras.
Une histoire bouleversante, donc, qu’Opera Mauritius et ses sponsors donne l’occasion de voir avec tout l’esthétisme et la finesse des chanteurs lyriques locaux et internationaux, avec le concours de l’orchestre de La Réunion, placé sous la direction de Martin Wettges.