Programmé à l’Institut Mahatma Gandhi du 13 au 23 septembre 2012, le Festival Opera Mauritius connaîtra un temps fort avec l’opéra de Verdi, La Traviata mis en scène par Ludivine Petit et Gérard Sullivan. Cette histoire d’amour incarnée par la soprano Véronique Zuël-Bungaroo et le ténor Francesco Petrozzi tient de la tragédie grecque. La Traviata gagnera le public sur le plan émotionnel. L’événement attire déjà bien des curiosités avec les personnages en costumes des années 20. Petit rappel du spectacle dont le coup d’envoi sera donné le 14 septembre au MGI à 20h.
Comment raconter l’histoire d’amour d’un couple, Violetta et Alfredo, et non la seule tragédie amoureuse d’une héroïne qui s’étourdit pour oublier sa solitude, puis s’autorise une passion romantique pour tromper l’approche de la mort ? Il faudrait aux remonter aux origines de l’oeuvre pour comprendre cette histoire d’ivresse amoureuse et de désespoir suicidaire. D’abord intitulé Amore e morte, l’opéra prend le titre de La Traviata signifiant en italien « la dévoyée».
La Traviata est un opéra italien en trois actes sur un livret de Francesco Maria Piave mis en musique par Giuseppe Verdi, créé à Venise au Théâtre de La Fenice, le 6 mars 1853. Oeuvre majeure du répertoire, elle est associée à Rigoletto (1851) et au Trouvère (1853) formant la « trilogie populaire » du compositeur italien. L’opéra connaîtra un triomphe à sa deuxième représentation en 1854.
Pour résumer l’histoire : Lors d’un bal, Alfredo Germont rencontre la courtisane Violetta. Le coup de foudre est réciproque mais ne débouche sur rien? Cependant, le trouble s’installe chez Violetta. Quelques mois plus tard, Violetta et Alfredo s’aiment dans une villa des environs de Paris. Bientôt, le père d’Alfredo demande à la jeune femme de se sacrifier, sans rien dire à son fils, pour l’avenir de leur famille. Ce dernier croit à la trahison de son amie. Lors d’une rencontre dans une salle de jeux, Alfredo l’injurie. Le jour du carnaval, Violetta reçoit la visite d’Alfredo. Son père lui ayant tout avoué, il vient se réconcilier et se faire pardonner. Mais la maladie a rongé l’amoureuse et Violetta meurt dans les bras de son amant.
La Traviata a souvent été présentée comme un opéra politique et une réflexion sur la condition de la femme dans un monde dominé par les hommes. Le livret s’inspire du roman La Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas fils, ainsi que de la pièce homonyme, écrite postérieurement. Dumas y conte, dans une fiction, à la fois romanesque et biographique, la vie d’une demi-mondaine Marie Duplessis.