Les malheurs de l’ancien ministre de l’Environnement, Raj Dayal, sont loin d’être terminés. À peine l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) aura transmis le Final Report dans le scandale de Bal Kuler à l’Office of the Director of Public Prosecutions pour des charges formelles, qu’il se retrouve avec un procès en diffamation sur sa tête. Son dénonciateur dans l’affaire de pots-de-vin contre une EIA Licence pour le morcellement de Gros-Cailloux, Patrick Soobhany, a logé un procès en diffamation en Cour intermédiaire pour un montant de Rs 50 001.
L’homme d’affaires, qui a retenu les services de Me Yousuf Mohamed, Senior Counsel, et Me Pazhany Rangasamy, affirme s’être senti diffamé par les propos de Raj Dayal à l’effet qu’il était recherché par Interpol. Documents à l’appui, notamment des certificats de moralité en France et à Maurice, il maintient avoir un Clean Record contrairement à ce qu’avait déclaré l’ancien ministre à la presse le 15 avril dernier suite à une séance d’interrogatoire à l’ICAC par rapport à cette affaire de pots-de-vin sous forme de « bal kuler » pour la fête Holi.
Dans la plante logée en Cour et l’affaire appelée Pro Forma le 25 juillet, Patrick Soobhany retrace la chronologie des événements des 21 et 22 mars derniers avec Raj Dayal soutenant « amenn saki bizin amené, mo pou sign to dokima ». L’homme d’affaires ajoute que « he was astonished, taken aback and disappointed by such indecent request from an imminent personality, who is considered to be an honourable minister setting good example in the country. The Plaintiff further avers he expected from the Defendant to be a role model both as an ex commissioner of police and as a member of this present government which, there is no doubt, determined to combat fraud and corruption in this country and it is also establishing the practice and philosophy of good governance in Mauritius ».