L’inspectorat municipal, avec le soutien de la police, procède depuis vendredi à des opérations « Crack down » dans le sillage de l’interdiction de la Cour suprême à l’encontre des marchands ambulants d’opérer dans un rayon de 500 mètres autour du marché central. Ainsi, depuis vendredi, des saisies ont été effectuées. Parmi les contrevenants, Hyder Raman, président de la Street Vendors Association (SVA). Une opération a été menée ce matin à rue Cellicourt Anthelme.
« Nous menons cet exercice dans diverses rues de la capitale », soutient la police. Selon les informations recueillies, ces mesures visent à décourager les marchands ambulants d’écouler leurs marchandises. Ce matin, vers 9 h, les colporteurs travaillant à rue Cellicourt Anthelme, à proximité de Air Mauritius Building, Port-Louis, ont été sommés de ne pas travailler. Parmi ceux pris en contravention, Hyder Raman, président de la SVA et vendeur de « fancy goods ». « La, li koumanse-la. Enn-an pou ale koumsa. Nou vey lapolis, inspekter pou nou travay », indique un des colporteurs. Pour un marchand de vêtements, cette situation était prévisible. « C’est maintenant que les autorités commencent à sévir. Durant la période des fêtes, ils nous ont laissé travailler. Aujourd’hui que les genuine hawkers travaillent, nous assistons au réveil de la municipalité », fustige un autre. Et de soutenir : « Pandan lepok desam, zot napa pran nou an kontravansion parski ena bann gran gran misie ki inport container prodwi ek met zot bann dimounn vande. Aster ki zot inn fini fer zot bann profi, zot kapav les lapolis vinn sezi lartik. Ladan se vre hawkers ki soufer. »
Si à la SVA, il est indiqué que les saisies et les contrôles sont effectués dans un rayon de 500 mètres autour du marché central, du côté de la police, il est soutenu que cette opération est menée dans toute la capitale. Plus d’une vingtaine de colporteurs ont fait l’objet de saisies et de contraventions.