L’enquête du Central CID sur le volet des découverts bancaires fictifs de Rs 3,6 milliards accordés par la Banque des Mascareignes à la British American Investment Ltd le 31 décembre 2009 abordera, mercredi, une étape cruciale. Ce jour-là, Swadeck Taher, Chief Executive Officer de Bramser Services Group du conglomérat du Chairman Emeritus, Dawood Rawat, et l’un des signataires des échanges de correspondance relative, a un nouveau rendez-vous avec les limiers sous la supervision de l’ACP Heman Jangi. Alors que lors des précédentes séances d’interrogatoire, celui qui est considéré comme un cerveau derrière Dawood Rawat a eu l’occasion de présenter sa version des faits, il devra être acculé avec des preuves accablantes du « complot pour maquiller les comptes en faillite » du groupe BAI.
Presque que tout de suite après, l’ancien Chief Executive Officer et Chairman du groupe BAI, Saleem Eshan Beebeejaun, devrait lui emboîter le pas car sa signature figure également sur la Documentary Evidence formelle de cette transaction, considérée comme étant le pivot de ce qui allait devenir subséquemment le BAI Ponzi Scheme de Rs 23 milliards au moins. Mais avant de franchir cette étape, le Central CID préfère se concentrer en ce début de semaine à un autre deal bancaire, toujours exécuté en moins de 24 heures, comme les Rs 3,6 milliards. En effet, Hassam Vayid, banquier de carrière à la MCB, converti après sa retraite en tant que président du Board et du Credit Committee de la Bramer Banking Corporation Ltd, est attendu pour des explications Under Warning sur le prêt sans garantie aucune de Rs 40 millions accordé à l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam le 18 novembre 2010.
Jusqu’à présent, Swadeck Taher, le bras droit de Dawood Taher, et celui qui avait tenté un Buy-Out de la BAI Co (Mtius) Co Ltd pour une roupie symbolique dans la nuit du 2 au 3 avril dernier, avait eu la partie facile quand le dossier des Rs 3,6 milliards de la Banque des Mascareignes a été évoqué au Central CID. Face aux questions des enquêteurs au sujet de cette opération de Window Dressing et de Reverse Window Dressing pour le compte du groupe BAI, le dénommé Swadeck Taher a sorti la thèse de l’augmentation du capital du groupe avec l’émission de 3,6 milliards de titres pour une valeur faciale de Re 1 chacune. Il devait s’appuyer sur le fait que la demande d’autorisation pour cette levée de fonds sur le marché avait été logée auprès de la Financial Services Commission (FSC).