Au fur et à mesure que l’annonce des repreneurs de ce qui reste de l’empire Rawat écroulé se précise, la tension ne fait que monter. A la mi-journée, les 322 employés d’Iframac, réunis au sein de l’Iframac Employees Welfare Association, sont montés en première ligne pour dénoncer des actes préjudiciables aux intérêts de la représentation des trois franchises de marque, soit Mercedes-Benz, Mitsubishi et Peugeot. Caroline Driver, au nom des employés et Ashok Subron, négociateur de la General Workers Federation (GWF), ont écrit officiellement au ministre des Services financiers, Roshi Bhadain, pour porter à son attention ces faits et réclamer l’ouverture des négociations en vue de vendre les avoirs d’Iframac « as a going concern » conformément à la décision du conseil des ministres. D’autre part, une dizaine de fournisseurs de Courts, principalement dans le secteur de l’électroménager viennent de l’avant avec des réclamations de Rs 25 millions. Pour sa part, Adeela Rawat est attendue au QG du Central CID en vue de porter plainte pour diffamation sur Facebook.
Le développement le plus conséquent est la teneur de cette correspondance de l’Iframac Employees Welfare Association, suite à des contacts établis avec les maisons-mères des trois franchises sous le contrôle d’Iframac juqu’ici, soit Mercedes-Benz, Mitsubishi et Peugeot. Les représentants des employés soutiennent que depuis l’écroulement de l’empire Rawat, la réputation d’Iframac a été minée auprès de ces constructeurs automobiles.
« We wish to inform you that the Iframac Employees Welfare Association (IEWA) has effectively contacted the Head Office of the three manufacturers representing the above brands. From the response we got, it seems that there have been serious acts done, by whom it may concern, which have caused these brands to consider that Iframac Ltd has not been able to honour its contractual obligation, thus leading these brands to consider other representatives in Mauritius », font-ils ressortir dans la lettre addressée au ministre Bhadain.
De ce fait, l’Iframac Employees Welfare Association a exprimé le souhait que toute la lumière soit faite sur ces zones d’ombre par le biais d’un Progress Report des initiatives et procédures adoptées par les Special Administrators de BAI Co (Mtius) and Related Entities. « The submission of such a Progress Report is vital to enable the association of employees of Iframac to assess exactly what caused such an alleged breach of contractual obligation by Iframac Ltd, leading to serious prejudices to the interest of Iframac employees, to address and eventually solution the issue in the interest of Iframac Ltd employees, to situate whether there have been any acts done by the authorities and its special administrators in violation of the Cabinet Decision taken to sell Iframac Ltd as a ‘going concern’and preserve the employment and interest of all its employees and to evaluate the prejudices caused to the interests of employees of the Iframac Ltd. »
Ainsi, l’Association des employés d’Iframac, qui réclame également l’ouverture de négociations « in line with Cabinet decision to sell Iframac Ltd as a going concern », fait état de « the moral stress and serious prejudices caused to Iframac employees since the BAI financial scam and the subsequent decisions of the government that unfolded. »
En principe, le board de la Financial Services Commission devait se réunir cette semaine en vue de prendre connaissance du programme de Carving Out of Assets présenté par les Special Administrators de BAI Co (Mtius) Ltd and Related Entities, Mushtaq Oosman et Yogesh Basgeet.
D’autre part, en marge de l’opération Daylight Robbery, Adeela Rawat a pris rendez-vous au Central CID pour porter plainte contre des propos diffamatoires à son égard sur Facebook. Vendredi dernier, sa soeur, Laina Rawat, en avait fait de même contre des propos similaires.