En marge de l’écroulement de l’empire Dawood Rawat, depuis vendredi dernier, la Mauritius Union Assurance se retrouve en face d’une des plus importantes réclamations émises sous l’opération Daylight Robbery et également dans l’histoire du pays. Les seules réclamations d’assurance aussi conséquentes ont été logées suite à des catastrophes naturelles comme les Rs 1,2 milliard pour compenser l’ensemble de l’industrie sucrière après le passage du cyclone Hollanda en 1994 ou encore la sécheresse du siècle de 1999. Avec le procès des Rs 1,2 milliard instruit par le Special Administrator de BAI Co (Mtius) Ltd and Related Entities, la Mauritius Union Assurance veut rassurer ses partenaires et sa clientèle dans la conjoncture avec l’affaire appelée pour la première fois devant la Commercial Division de la Cour suprême à la mi-novembre.
En parallèle, les procédures pour la mise en vente du joyau du Chairman Emeritus de BAI, Dawood Rawat, la clinique Apollo-Bramwell, devront franchir une nouvelle étape avec le Preferred Bidder pour des négociations désigné probablement d’ici la fin de la semaine. Un autre développement est intervenu en ce début de novembre, Mushtaq Oosman et André Bonieux de PwC, qui avaient été choisis par la Banque de Maurice en tant que Conservators de la Bramer Banking Corporation Ltd, ont soumis leur démission. Même si sur le site internet de la Banque de Maurice, aucune annonce officielle n’a été postée, le nom de Gérald Lincoln, Country Partner d’E & Y (Ernst and Young), est cité comme le successeur du tandem de PwC.
En ce début de semaine et après réception de la Plaint With Summons du Special Administrator, la Mauritius Union Assurance réaffirme que « the policies subject matter to the Plaint are fully reinsured ». Cette compagnie d’assurance souligne que des contacts ont déjà été établis avec le consortium de réassureurs à l’étranger et que « the plaint will be defended by MUA as per the terms and conditions of the contracts ». Cette assurance de la Mauritius Union Assurance s’adresse à la clientèle, aux actionnaires et aux partenaires de la société dans la conjoncture.
Un panel de conseils légaux se penche actuellement sur les réclamations en vue de déterminer la marche à suivre avec la première convocation devant le Bench de la Commercial Division de la Cour suprême fixée au 16 novembre. Une vingtaine de directeurs et de membres de conseils d’administration de huit entités du groupe BAI sont également mis en cause dans ces réclamations avec leurs responsabilités fiduciaires engagées aux termes de la Companies’ Act.
Les polices d’assurance, souscrites au nom des directeurs du groupe BAI, soit des Directors and Officers Liabilty Policies, d’un maximum de Rs 1,2 milliard, couvrent la période remontant au 17 novembre 2005, soit les dix dernières années. Elles sont :
– la BAI Policy, la Seaton Investment Policy/British American Investment Co (Mtius) Ltd et la Bramcon Holding Co Ltd Policy de Rs 200 millions chacune avec une Non-Executive Directors Protection Excess Limit de Rs 60 millions annuellement,
– la Bramer Asset Management Ltd Policy, la Bramer Property Fund Ltd et la Bramer Global Services Group Ltd de Rs 100 millions chacune avec une Non-Executive Directors Protection Excess Limit de Rs 10 millions annuellement, et
– la Bramer Services Group Ltd de Rs 300 millions avec une Non-Executive Directors Protection Excess Limit de Rs 20 millions annuellement.