L’écroulement de l’empire Rawat avec l’opération Daylight Robbery, dont un préjudice de Rs 25 milliards, continue à faire des vagues. La prochaine échéance du remboursement des victimes du Super Cash Back Gold ou Bramer Assets Management Ltd, fixée à la fin de juin prochain, sera marquée par des cris et des grincements des dents. En effet, 689 dossiers sur les 8 928 en suspens ont été soumis à la Financial Intelligence Unit (FIU) à des fins d’enquête sous les dispositions du Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act (FIAMLA) pour des délits présumés de blanchiment de fonds. Avec l’émission des Zero-Coupon Debentures du 30 juin au nom de la National Property Fund Ltd, ceux qui en seront exclus sauront qu’ils auront soit à répondre lors des enquêtes au pénal, soit pourront faire l’objet des premiers Unexplained Wealth Orders émis par l’Integrity Reporting Agency, qui devra démarrer ses opérations très bientôt.
Mais déjà, un Special Suspicious Case parmi les clients du Super Cash Back Gold du défunt groupe BAI se signale sur l’échiquier. Les informations disponibles indiquent que ce client est très proche d’un puissant potentat du gouvernement de l’Alliance Lepep et que le montant investi dans les produits financiers « with high returns » proposés par le conglomérat de Dawood Rawat aurait suscité des interrogations.
Tout comme dans les 688 autres cas, les responsables du dossier de Super Cash Back Gold et de la Bramer Assets Management à la National Property Fund Ltd ont préféré réclamer une enquête de la FIU sur le montant de ces placements et surtout les Sources of funds. Les investissements relevés au nom de ce client politiquement proche du pouvoir ne seraient pas compatibles avec les activités déclarées. Avec l’entrée en vigueur du Good Governance and Integrity Reporting Act, les conclusions des Referrals de la FIU pourraient être dirigées vers l’Integrity Reporting Agency, constituant une voie rapide pour les procédures de saisie avec les Unexplained Wealth Orders à condition que le seuil de Rs 10 millions soit respecté. Dans le cas précis, le montant est, semble-t-il, supérieur au plancher sous le Good Governance and Integrity Act.
Répondant à la Private Notice Question du leader de l’opposition, Paul Bérenger, le ministre des Services financiers, Roshi Bhadain, a révélé que pour le Super Cash Back Gold, 5 097 Policy Holders sur les 16 118 clients n’ont pas encore bénéficié de remboursement mais qu’il y a 536 dossiers, concernant des Mauriciens comme des étrangers, qui font l’objet de Suspicious Transaction Reports à la FIU. Dans le cas de Bramer Assets Management, 2 042 des 3 021 investisseurs attendent d’être remboursés lors de l’exercice de juin prochain. Mais, déjà 153 cas ont été écartés car ils sont sujets à des enquêtes des autorités mauriciennes pour le délit allégué de Money Laundering.