L’ancien  Chief Executive Officer de la Mauritius Post and Cooperative Bank (MPCB), Rajiv Beeharry-Panray, est interrogé Under Warning depuis ce matin au QG du Central CID . L’exercice se porte sur des Toxic Banking Transactions pour un montant estimé à Rs 1,4 milliard. Du côté de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC), la Preliminary Inquiry dans la Sun Tan Hotel Saga se poursuit avec la convocation, ce matin, de l’homme d’affaires et ancien partenaire du Chairman Emeritus de BAI, Farook Hossen, pour son audition au sujet de la réunion au ministère des Terres le 19 juillet 2011.
Dans le cas de l’enquête sur le non-respect des procédures pour l’octroi des prêts de Rs 1,4 milliard par la MPCB à des agents politiques entre 2008 et 2014, les limiers de la Special Cell sont passés à l’offensive depuis ce matin avec l’interrogatoire Under Warning de Rajiv Beeharry-Panray. Il n’est pas à écarter qu’il soit placé en détention policière en fin de journée vu que l’interrogatoire devrait s’échelonner sur plusieurs jours. Il a retenu les services de Me Hervé Duval Jr.
L’ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam, pourrait également être convoqué par le Central CID lors du déroulement de cette enquête en vue d’obtenir sa version des faits sur certains aspects des transactions bancaires exécutées par la MPCB. L’homme d’affaires, Rakesh Gooljaury, le dernier des «Viré Mam» pourrait également être concerné car cette enquête. Ce dossier a connu une accélération depuis la déposition consignée samedi par un Manager de la MPCB à la demande du conseil d’administration.
Une autre High Profile Probe, qui retient l’attention, se déroule dans les nouveaux locaux de l’ICAC au Réduit Triangle. Depuis ce matin Farook Hossen, qui avait écrit en juillet 2011 une lettre de remerciements au ministère des Terres suite à une réduction de l’Indemnity Fee de Rs 1,6 million à Rs 45 000 par mois au profit de Sun Tan Hotel Pty Ltd, est interrogé sur cette faveur échelonnée sur une période de dix ans. Cette convocation fait suite aux dépositions de trois hauts fonctionnaires du ministère des Terres en début de semaine. Au cas où l’ICAC décide d’aller de l’avant avec cette enquête, un responsable du Parquet pourrait se retrouver dans de sales draps…