Arrêté, placé en détention, conspué par une foule hostile. Ses maisons ont été perquisitionnées et son interrogatoire continue dans le cadre de l’opération “Lakaz Lerwa Lion”. Navin Ramgoolam était l’homme le plus puissant de Maurice et se vantait d’avoir de la classe. C’est un lion affaibli, mais qui sort encore les crocs sous des sourires crispés, qui fait une fois de plus la une.
En six jours, l’image de l’ancien Premier ministre a pris un sacré coup. Les liasses de dollars américains et de roupies découvertes dans les deux coffres-forts et les deux valises saisis à Riverwalk, Floréal, dans la soirée du vendredi 6 février au samedi 7 février, ont choqué le pays. À l’heure où nous mettions sous presse, l’argent était toujours comptabilisé par les officiers du CCID, de la Banque de Maurice et de l’ICAC.
Avec pour point de départ le cambriolage de Roches Noires, l’affaire a pris une nouvelle tournure…
“Prendre six ou vingt ans, cela m’est égal”, a brièvement déclaré Navin Ramgoolam à Scope, peu avant sa comparution en cour de Curepipe, le lundi 9 février. À 10h55, il se présente devant la magistrate Sikhalingum-Jiwaheer avant de payer sa caution de Rs 200,000 pour la charge de blanchiment d’argent et de promettre à la cour qu’il sera disponible pour la police à tout moment et qu’il lui fournira également un numéro de téléphone portable pour être joignable.
Devant la cour de Curepipe, les policiers, les journalistes et les photographes sont nombreux alors que les partisans sont rares. La faute au mauvais temps ou aux liasses de billets découvertes la veille lors du JT de 19h30 ?