Le prochain dossier à scandale qui devra retenir l’attention devrait être les Toxic Loans pour un montant de Rs 1,4 milliard accordé par la Mauritius Post and Cooperative (MPCB) sous le précédent gouvernement de Navin Ramgoolam. Le principal protagoniste ciblé par cette enquête, menée par le Central CID, n’est nul autre que l’ancien Chief Executive Officer Rajiv Beeharry-Panray, très proche de l’ancien chef du gouvernement.
En fin de semaine, les membres du conseil d’administration de MPCB, se basant sur un état des lieux établi par une firme d’experts-comptables, avaient entamé les ultimes consultations avec les conseils légaux de la banque en vue de compléter la déposition à charge au Central CID. Les prêts portant sur des centaines de millions de roupies accordés à la veille des dernières élections par la MPCB à des proches de Navin Ramgoolam, dont Rakesh Gooljaury, devenu par la suite un allié incontournable des dirigeants du MSM, devraient figurer en bonne place des dénonciations de l’ex-CEO Rajiv Beeharry-Panray avec la banque se retrouvant avec des Non-performing loans de l’ordre de Rs 1,4 milliard.
En prévision de l’interrogatoire Under Warning de Rajiv Beeharry-Panray, le Central CID a déjà pris des dispositions en sollicitant des Judge’s Orders pour le Disclosure of Bank Accounts du principal concerné. La police voudrait établir un relevé de tous les transferts et transactions bancaires opérés par l’ex-CEO de la banque. Il n’est pas à écarter que l’ancien Premier ministre soit encore concerné par cette nouvelle enquête dans le cadre de l’opération « Lakaz Lerwa Lion »…