Blanche, pourpre, jaune avec quelques nuances, la nouvelle orchidée créée par l’orchidéiste Majeed Khadaroo porte un nom composé, ceux de l’espèce d’origine, la Spathoglottis et de sa petite fille, Sila Khadaroo. La Spathoglottis Sila Khadaroo a été enregistrée en septembre dernier à l’instance internationale des hybrides d’orchidées en Angleterre.
Après deux ans de cultivation, fait ressortir Majeed Khadaroo, la première plante a fleuri en août dernier. La Spathoglottis Sila Khadaroo est le résultat d’un croisement entre la Spathoglottis kimballiana « qui donne une fleur jaune assez large », dit-il, et la Spathoglottis bicolore, « une variété hybride aux fleurs d’une combinaison blanc et pourpre », ajoute notre interlocuteur. Résultat : Majeed Khadaroo constate que « les gènes bicolores » ont prédominé à la floraison.
Au Mauricien, M. Khadaroo souligne que le croisement des orchidées est une pratique courante dans ce secteur d’activité. Qui plus est, quand la plante est rare. « C’est une espèce très rare », affirme-t-il.
La Spathoglottis est une orchidée native de l’Inde et de Chine, fait ressortir l’orchidéiste. Il note que jusqu’à présent, quarante espèces ont été identifiées et seulement quelques-unes sont cultivées à Maurice. Celle qui est la plus connue dans l’île est la Spathoglottis plicata. Ses fleurs, souligne-t-il, sont blanches et pourpres. M. Khadaroo dispose de quelques-unes des plus rares, dont la Spathoglottis kimballiana, confie-t-il au Mauricien.
La Spathoglottis est une plante terrestre, nécessitant certainement un arrosage, mais « la terre doit être sèche après », souligne-t-il, en ajoutant qu’elle peut être mise directement en terre ou dans un pot. « La plante pousse mieux dans des endroits chauds, dans un lieu à demi ombré », indique-t-il. Majeed Khadaroo précise qu’il a réussi celle-ci du premier coup. « On prend la partie mâle d’une plante et femelle d’une autre pour les croiser et en produire une graine. Cette opération se fait dans la plante elle-même. »
Dentiste de formation, Majeed Khadaroo a pratiqué son métier pendant une trentaine d’années jusqu’à sa retraite en 1990. Il a fait de la culture d’orchidées, sa passion. Depuis qu’il s’y est mis, il a créé plus d’une vingtaine d’espèces, soutient-il. L’orchidéiste affirme avoir parfait sa connaissance en bouquinant, en assistant à des conférences internationales et en voyageant.