Ahmed Marzooq, secrétaire du comité olympique des Maldives, s’entretenant avec Philippe Hao Thyn Voon, président du COM, lors de la dernière réunion du CIJ en février dernier

La course à l’organisation de la onzième édition des Jeux des îles en 2023 entre actuellement dans sa phase décisive. Alors que les Comores avaient organisé une visite pour un état des lieux les 22 et 23 mars derniers, l’autre postulant, à savoir les Maldives, a programmé une visite le mois prochain. Soit après le Ramadan, selon les dires des représentants de leur comité olympique au Seychellois Antonio Gopal, président du Conseil International des Jeux (CIJ).

Pour rappel, lors de la dernière réunion de cet organisme tenue en février dernier à Maurice, il avait décidé que des visites sur place étaient nécessaires afin d’ effectuer le choix final quant au pays qui organisera les JIOI de 2023. Ce choix sera finalisé lors de la tenue de la prochaine édition de cette échéance en juillet prochain afin que le drapeau des Jeux soit remis lors de la cérémonie de clôture au stade Anjalay. Au cours de la visite aux Comores, le délégué mauricien, Hedley Han, avait fait remarquer que la volonté d’organiser était bien présente, mais qu’il existait un manque de garanties concernant les infrastructures.

Reste que la situation est loin d’être au beau fixe actuellement aux Comores. Selon le quotidien Al Watwan, les dirigeants de douze fédérations ont réclamé la démission pure et simple d’Ibrahim Ben Ali, président du comité olympique et sportif des îles Comores (COSIC). Ils ont évoqué un détournement de fonds et un abus de confiance pour justifier leur demande. Il a donc été demandé à Ibrahim Ben Ali, placé sous contrôle judiciaire, de démissionner « par respect du sport, des fédérations membres et du pays ». Avec la présence de douze fédérations, le quorum était ainsi atteint pour convoquer une Assemblée Générale et solliciter la tenue d’élections.

Tout de même, le bureau exécutif du COSIC s’est dit indigné par rapport à l’acharnement de ces différentes fédérations contre Ben Ali et a dénoncé avec la plus grande fermeté, « ce comportement irresponsable, manipulateur et mensonger des auteurs de cette plainte », plaçant alors toute « sa confiance en la justice pour la manifestation de la vérité ». C’est ainsi que le bureau exécutif a décidé, à la suite d’une réunion extraordinaire de désigner le vice-président Youssouf Ali Djaé pour assurer l’intérim à la présidence du COSIC, jusqu’à la levée des mesures provisoires imposées contre Ben Ali. Pour rappel, ce dernier avait été réélu à la présidence du COSIC en décembre 2016, lors d’une Assemblée Générale tenue sous haute surveillance et dans un climat tendu. Et ce, malgré la présence d’un émissaire du Comité International Olympique.