Les nominations effectuées par l’Alliance Lepep deviennent de plus en plus scandaleuses. La dernière en date accrédite totalement la thèse que ce serait une alliance “papa-piti” lorsque ce n’est pas celle de “ministre-copine” qui gérerait les affaires du pays. Le conseil des ministres a, en effet, approuvé, vendredi, la nomination de l’avocat Avineshwur Raj Dayal à la tête du Conciliation Service du ministère de la Fonction publique. Ce dernier n’est autre que le fils du ministre de l’Environnement, Raj Dayal, qui, dès le jour de son assermentation à Réduit, le 17 décembre 2014, laissait clairement entendre que le fiston aurait un job dans le giron du pouvoir.
Il y avait le Premier ministre SAJ et son fils Pravind, le Premier ministre-adjoint Xavier Duval et son fils Adrien Duval propulsé Deputy Speaker et les Bhadain père et fils, on a maintenant le ministre Raj Dayal qui case son fils à la tête d’un service de conciliation dont on est en droit de se demander s’il dispose de l’expérience requise pour imposer son arbitrage.
On a aussi eu le ministre de la Santé qui, après s’être assuré que son épouse Surya Gayan, la décorée de Navin Ramgoolam, retrouve son poste de directrice du Mahatma Gandhi Institute (MGI), a aussi nommé sa proche collaboratrice Vijaya Sumputh à la tête du Cardiac Centre sans qu’il y ait un appel de candidatures pour un poste qui requiert des qualifications spécifiques. Mais disposant probablement d’atouts particuliers que le grand public ignore et, étant donné que “Government is Government and Government decides”, la voilà également catapultée sur le conseil d’administration de la Mauritius Post and Cooperative Bank.
Mais ce n’est pas fini. Au sein du Muvman Liberater qui se distingue déjà par son appétit “pouvoiriste”, on évoque aussi la nomination d’une proche d’Ivan Colendavelloo à un poste sensible.  
Roshi Bhadain, le ministre de la “Bonne Gouvernance”, celui qui est censé donner le bon exemple, ne fait pas mieux. S’il a recours à un appel de candidatures pour le poste d’attaché de presse de son ministère, il nomme directement un de ses proches, Thierry Ollivry, à la tête d’un organisme aussi important que celui de directeur de la Financial Intelligence Unit.
Il fait mieux puisque le Conseil des ministres de vendredi nous annonce aussi que c’est le ministre lui-même qui présidera le Financial services Consultative Council. Résultat, il se consulte lui-même sur les services financiers.