Considérée comme un mal sournois, l’ostéoporose touche environ 200 millions de personnes dans le monde. Aucun relevé officiel n’est disponible à Maurice pour déterminer le nombre de personnes souffrant d’ostéoporose, car les patients sont atteints d’autres complications primaires.
Alors qu’une marque de lait vante ses mérites pour se mettre à l’abri de cette maladie liée au vieillissement, le Dr Dhanraz Gopal, consultant en orthopédie à l’hôpital Candos, affirme qu’il faut s’en méfier. Car seuls les examens de densité minérale osseuse (DMO) à l’hôpital ou à la clinique peuvent déterminer si une personne est à risque ou non.
L’ostéoporose, qui est caractérisée par une diminution de la masse osseuse, survient chez la femme après la période de ménopause (entre 50 et 60 ans). Elle est due au débalancement hormonal, c’est-à-dire une diminution d’oestrogène. C’est pourquoi les femmes en phase de post-ménopause sont plus susceptibles d’être atteintes de ce problème et, en cas de chute, ne sont pas à l’abri d’une fracture du poignet, des hanches ou au niveau des vertèbres. Ces zones sont plus sensibles car elles sont faites d’os spongieux. Dans certains cas, une personne plus jeune peut être touchée en raison de complications liées à d’autres pathologies (lupus, diabète…) qui nécessitent la prise de médicaments favorisant ou entraînant une carence en calcium.
Outre le facteur héréditaire chez la femme, l’ostéoporose peut aussi survenir si une personne a un niveau élevé de stéroïdes ou que la thyroïde ne fonctionne pas convenablement. Un désordre métabolique peut aussi favoriser ce problème. Mais ce sont des cas rares, tout comme l’ostéoporose chez les adolescents.