Un certain Gokool a été reconnu coupable en Cour de Grand-Port d’avoir asséné un coup de poing à un officier de police dans l’exercice de ses fonctions. L’accusé, qui avait admis être en état d’ébriété lors de l’incident, aurait frappé le policier car il s’était enfui de la salle de consultation d’un hôpital pour se retrouver dans un poste de police.
L’accusé répond d’une charge d’agression envers un agent de l’autorité civile, causant une effusion de sang, soit en violation avec l’article 160 du code criminel. Il avait plaidé non-coupable en cour. Selon le constable de police victime de l’agression, l’accusé était entré au poste de police situé à l’hôpital Jawaharlal Nehru et lui avait asséné un coup de poing à la bouche après qu’il lui a demandé s’il avait besoin d’assistance. Le constable avait déclaré que le dénommé Gokool était sous l’influence de l’alcool et qu’il était entré au poste de police torse nu.
L’accusé, pour sa part, avait admis dans sa déclaration à la police avoir frappé l’officier de police à la bouche après être entré dans le poste de police de l’hôpital en état d’ébriété. Toutefois, en cour, l’accusé a déclaré qu’il était saoul ce jour-là et ne se souvenait de rien. L’ami de beuverie de l’accusé, appelé comme témoin, avait quant à lui soutenu qu’il avait emmené son ami à l’hôpital car ce dernier était tombé après avoir consommé trop d’alcool. Toutefois, son ami devait s’échapper de l’hôpital pour se faire rattraper par la police par la suite. Selon le témoin, une fois au poste, son ami aurait bousculé un policier, ce qui avait poussé ses collègues à « l’agresser ».
En cour, l’avocat de l’accusé a justifié l’acte de son client en indiquant que ce dernier, étant « complètement ivre », n’avait nullement l’intention de frapper le constable. Or, il faut savoir que, selon la loi, le degré d’ébriété est pris en compte pour juger de la gravité de l’offense et de la punition appropriée. Dans son jugement, la magistrate a noté par ailleurs que l’accusé « n’était pas complètement saoul » car il avait expliqué à la police qu’il avait retiré son t-shirt car il avait chaud. Cette déclaration prouverait ainsi que l’accusé « avait le contrôle sur ses mouvements et ses actions ». De fait, trouvant par ailleurs que l’accusé avait admis avoir agressé un constable dans sa déclaration à la police, la magistrate a rendu un verdict de culpabilité.