« We can have plenty of water », affirme Navin Ramgoolam. Le Premier ministre observe que c’est parce que « we don’t plan properly » qu’il y a un problème. C’était ce matin, à l’occasion de la pose de la première pierre pour un projet de téléphérique reliant Tamarind Falls à Mt-Simonet. Un projet de la Seven Waterfalls Horizons (Mtius) Ltd, qui sera réalisé en partenariat avec la compagnie suisse Garaventa au terme de 18 mois de travaux.
Le Premier ministre devait également déplorer l’« acte antipatriotique » des Mauriciens qui vont déverser leurs déchets à Mare-aux-Vacoas, réservoir qui continue à s’assécher. Selon Navin Ramgoolam, c’est à cause de cela que le réservoir ne se remplit pas. Le PM affirme que de tels actes doivent être sévèrement sanctionnés. Il ajoute cependant qu’« on n’a pas eu le temps de le faire parce qu’il y a de nombreux projets de loi qui sont passés au Parlement ».
Il note que tout cela doit changer.
Navin Ramgoolam affirme que le tourisme demeure un des piliers de l’économie en nette croissance. Il est un des secteurs qui pourvoit le plus d’emplois dans le pays. Il contribue à 8 % de Produit intérieur brut et à hauteur de 20 % du foreign exchange values.
Navin Ramgoolam devait souligner que la réalisation du projet de téléphérique sur les Tamarind Falls contribuera au développement du tourisme vert, un des secteurs que propose le gouvernement aux touristes. Il pourvoira un emploi direct à 150 personnes et indirect à plus d’un millier.
Le Premier ministre souligne qu’il faut s’orienter vers d’autres marchés outre les traditionnels de l’Europe. En ce sens, il rencontrera le CEO d’Air Mauritius cet après-midi, a-t-il fait ressortir.
Navin Ramgoolam devait notamment faire référence à la Chine et à l’Inde, où il y a une croissance du nombre de voyageurs. Ainsi, poursuit le PM, le nouvel aéroport pourra accueillir jusqu’à 4 millions de touristes. Et pour répondre à leurs besoins, il faut qu’il y ait des infrastructures adéquates, y compris une quantité suffisante d’eau. Selon lui, il y en a suffisamment à Maurice mais le problème se situe au niveau de la planification. C’est dans ce contexte que Maurice a dû avoir recours à des experts étrangers, ajoute-t-il.
Le Premier ministre devait aussi mettre l’accent sur l’effort et le travail en rappelant que le projet de téléphérique en ces lieux date de 1999. Navin Ramgoolam affirme que le passage de Maurice à un 1st world country se fera par les entrepreneurs et qu’il faut changer la mentalité des gens en mettant de côté le « business as usual ».