L’absence de sécurité autour des distributeurs automatiques de méthadone est déplorée par le Public Accounts Committee. Le comité recommande l’installation de caméras de surveillance afin de consolider le système de surveillance.
Le comité note que les huit distributeurs automatiques achetés en 2010 ne peuvent servir plus de 500 personnes à la fois. Ce qui l’amène à dire que ces distributeurs ne sont pas adaptés au contexte mauricien, d’autant plus que les doses de méthadone doivent être préparées et distribuées à plus de mille personnes dans un intervalle de trois heures. Le principal objectif de ces machines qui consiste à assurer une distribution efficiente n’a pas été atteint.
Ces machines sont maintenant en opération et les doses destinées aux patients sont préparées manuellement. Le comité a aussi pris note des protestations enregistrées concernant le comportement des patients autour des distributeurs automatiques. Le comité recommande également la révision des sites de distribution afin d’assurer une utilisation optimale.
En ce qui concerne l’achat de médicaments au niveau des hôpitaux, le PAC exprime son appréhension au sujet non seulement de leur coût élevé mais aussi du retard dans la livraison par les fournisseurs. L’absence de suivi en ce qui concerne la tendance de la consommation est aussi critiquée.
Au chapitre des dialyses, le comité constate l’achat de nombreux items qui ne sont pas utilisés ou qui ne sont même pas nécessaires, avec pour résultat que des produits valant plusieurs millions de roupies restent inutilisés. Le comité se réjouit toutefois que le ministère mette actuellement en pratique les recommandations du directeur de l’Audit.
Le PAC s’appesantit essentiellement sur le système d’appel d’offres dans les services hospitaliers qui occasionne des pertes de l’ordre de plusieurs millions de roupies. Ainsi il constate un manque de planification ; les banques des données des fournisseurs et des contracteurs inefficients ne sont pas à jour.
Les documents d’appels d’offres sont incomplets, les évaluations sont mal faites et les contrats sont mal faits. « The Committee noted that the threshold for procurement, which was only Rs 1 million was subsequently raised to Rs 5 M, Rs 15 million, and again Rs 50 million within a short period with the proclamation of the Public Procurement Act in 2008, subsequently amended by the Finance Act ». Le ministère a informé le comité que le nombre d’appel d’offres a augmenté alors que le personnel est resté inchangé et n’est pas formé par rapport aux changements constants des procédures d’appels d’offres et des directives. Des recommandations sont faites afin que des solutions soient trouvées à ces problèmes.
Au chapitre des équipements non médicaux, le comité constate que les ministères ont souvent recours à un “fast track”  afin de pouvoir dépenser les fonds qui ont été alloués avant la fin de l’année financière. Ainsi quelque 120 “fax machines” ont été achetées. Des appels d’offres ont été lancés le décembre 2009. Le délai pour la soumission des offres était de quinze jours avec pour résultats que des faiblesses ont été constatées dans l’évaluation. Il a aussi été constaté que 220 ordinateurs, 200 imprimantes laser et 36 notebooks sont encore inutilisés. Par ailleurs, des fonds pour l’achat de 21 voitures au lieu de 9 ont été accordés par le ministère des Finances.
Le rapport critique également les appels d’offres pour le service de nettoyage et de sécurité. « Beaucoup d’argent est dépensé pour un service inadéquat », constate-t-il.