Un maçon de 31 ans craint que son épouse, qui est dépressive, puisse tuer leur enfant et, par la suite, mettre fin à ses jours. Aussi a-t-il sollicité l’aide de la police pour voir dans quelle mesure il pourrait prendre la charge de sa fille. À la police de Pailles mardi, le trentenaire a avancé s’être marié en 2010 avant de se séparer de son épouse deux ans plus tard. Aujourd’hui, sa fille de sept ans vit avec sa maman, âgée de 29 ans, dans une maison à Gros-Cailloux.

Selon le plaignant, sa fille lui aurait déclaré que la jeune femme aurait des troubles psychiatriques. Ainsi, non seulement elle frapperait son enfant, mais elle la sé- questrerait même quelquefois dans sa chambre, selon le maçon. La petite, dit-il, se dit « traumatisée » par les actes de sa mère, d’autant plus que cette dernière lui aurait dit son intention de se suicider tout en « l’emportant dans l’au-delà avec elle ».
Entre-temps, le plaignant a pris contact avec un homme de loi afin d’accélérer les procédures pour que la justice « puisse au moins garantir la sécurité » de l’enfant. De son côté, la police de Pailles a référé le cas à celle de Petite-Rivière avec, comme ins- tructions, de se rendre sur place afin de voir dans quelles conditions vit la fillette. Une enquête policière pour “Child Ill treatment” a par ailleurs été ouverte.

Le père se dit désespéré et a informé la Child Development Unit (CDU) de la situation. Cette instance avait fixé rendez-vous avec la mère pour recueillir sa version des faits. Lors de l’entre- vue, la mère de la petite fille a nié les allégations portées contre elle. Elle avance ainsi que son époux aurait un « caractère violent » et qu’il ne respecte pas les conditions imposées par la cour concernant les droits de visite pour sa fille. De même, elle nie avoir frappé l’enfant et encore moins l’avoir séquestrée.

La CDU compte effectuer une enquête approfondie avant de soumettre un rapport sur ce qui s’est vraiment passé. Pour le moment, la fille demeure sous la garde de sa mère.