Maurice a toujours été fidèle à la francophonie, et ce dès ses premières années, a déclaré hier l’administrateur de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) Clément Duhaime. C’était à l’occasion de l’ouverture du 17e Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC) de Maurice à Pailles. Le ministre des Arts et de la Culture Mookhesswur Choonee a quant à lui annoncé que la loi régissant le Centre de lecture publique et d’animation culturelle (CELPAC) sera bientôt amendée avec une révision de ses limites afin d’offrir un meilleur service.
« Vous êtes un modèle en francophonie et je suis fier, en tant qu’administrateur, de savoir que votre pays ne nous a jamais fait faux bond », affirme Clément Duhaime. Il soutient que Maurice est aussi première dans l’océan Indien et en Afrique pour la bonne gouvernance et la bonne gestion économique. « Vous étiez là durant les premières années. Vous avez toujours été fidèle et la fidélité est une si grande qualité », a-t-il ajouté.
L’administrateur de l’OIF soutient que l’organisation est prête à soutenir Maurice, qui a pris l’option du développement durable, dans la mise en place de projets pilotes que ce soit avec l’institution de mini-CLAC ou d’autres dans le domaine du développement économique. Clément Duhaime a exprimé le souhait de revenir dans quelques années avant la fin de son mandat pour inaugurer une vingtaine de CLAC junior.
Commentant le spectacle offert par quelques jeunes des CLAC et du Mahatma Gandhi Institute (MGI), Clément Duhaime estime que « c’était un tour du monde de la culture ». Une richesse, dit-il, dont Maurice doit être fière et devrait continuer à partager. Il soutient d’ailleurs avoir détecté des talents au cours du spectacle qui pourront sillonner la francophonie pour, entre autres, faire connaître les multiples cultures mauriciennes.
L’administrateur de l’OIF s’est aussi souvenu du cinquième sommet des chefs d’état et de gouvernement de la francophonie à Maurice en 1993. « Ce sommet a été le premier de la francophonie où on avait parlé de diversité culturelle », rappelle-t-il. Et de poursuivre : « Quel meilleur endroit que ce pays unique au monde par sa diversité – le respect de la diversité de langues et des cultures – pour le faire. C’est magnifique. »
Selon Clément Duhaime, Maurice a de quoi être fière du chemin parcouru avec une vingtaine de CLAC (17 à Maurice et trois à Rodrigues). Il en existe 300 dans 20 pays. Les CLAC représentent une fenêtre sur le monde, souligne l’administrateur de l’OIF. Ainsi, poursuit-il, à l’intention des jeunes et des enfants qui fréquentent ces lieux, demain ce sera eux qui grâce à la découverte de la connaissance que leur procurent les CLAC, ils pourront contribuer à enrichir leur pays ou être directeur administratif, voire secrétaire général de la francophonie.
M. Duhaime a aussi eu un mot spécial pour ceux qu’il a connus dont Raymond Chasle, ancien diplomate et « écrivain et poète de la francophonie ». Ce dernier est l’époux d’Aimée Chasle responsable des CLAC à Maurice. Il y avait aussi dans l’assistance des anciens diplomates affectés à la francophonie ou à l’ambassade de Maurice en France. Il a loué les fonctionnaires de la francophonie en disant qu’ils sont différents des autres fonctionnaires et sont des « militants ». Ont également pris la parole à cette cérémonie le président de la République Kailash Purryag et le ministre des Arts et de la Culture Mookhesswur Choonee.
Le Groupe Lombraze composé de jeunes qui fréquentent le CLAC de Petite-Rivière et d’autres du nouveau centre de Pailles ont présenté un « séga traditionnel » et un « séga moderne » respectivement. Le groupe Bazm-E-Noor-Er-Mehfil a pour sa part interprété un chant en arabe et un autre en ourdou accompagné de ravannes. Oosama Noor Mahomed et Giovanni ont présenté un slam en créole et en français respectivement. Les danseurs du MGI étaient aussi sur scène pour exécuter une danse fusion kathak-bharatanatyam.