Le personnel et des membres du conseil d’administration du Centre Nelson Mandela pour la culture Africaine ont procédé à une série de dépôts de gerbes en hommage aux esclaves lundi dernier à Pamplemousses. Une activité en marge de la commémoration de l’abolition de l’esclavage ce lundi 1er février.
Le président et le directeur du centre Nelson Mandela, Nicolas Martin et Jimmy Harmon respectivement, Arlette Nadan et Jim Ramen, membres du conseil d’administration, et Stéphane Karghoo ainsi que Marie Anne Romain-Pottier, personnels du centre, se sont d’abord rendus au bassin des esclaves, qui se trouve dans l’enceinte du Citizen’s Advice Bureau (CAB) de Pamplemousses, pour un dépôt de gerbes. Selon l’histoire orale, ce bassin servait à donner un bain à des groupes de 200 à 300 esclaves avant qu’ils ne soient vendus sous un grand arbre à quelques mètres, connu comme le “marché des esclaves”.
En janvier 2015, dans le cadre des activités en marge du 1er février, le ministre des Arts et de la Culture, Santaram Baboo, avait annoncé la reconnaissance officielle par l’État de ses lieux et de son histoire lors d’une cérémonie officielle qui y était organisée. Une plaque commémorative avait été dévoilée, de même sur les lieux connus comme “le marché des esclaves”. Lundi dernier, la petite équipe du centre Nelson Mandela y a également déposé des gerbes avant de se rendre au cimetière des esclaves de Pamplemousses. Situé au bout d’une petite rue latérale à celle qui passe devant l’église de Pamplemousses et le grand cimetière, le “cimetière des noirs” abrite des tombes datant de l’époque de l’abolition de l’esclavage. Selon Arlette Nadan, la plus vieille tombe date de 1835. Les inscriptions sur cette pierre tombale ont cependant connu l’usure du temps, rendant la lisibilité difficile.
La délégation s’est ensuite rendue au Jardin de la Compagnie pour un autre dépôt de gerbes devant la statue de Rémy Ollier, journaliste, écrivain et poète ayant milité pour l’émancipation des noirs.