S’étendant sur 3,1 hectares à côté du Jardin de Pamplemousses, l’Organic Research Station du Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI) est ouverte à tous les planteurs souhaitant apprendre l’agriculture organique. Le but étant, selon le ministre de l’Agro-industrie, d’améliorer la production et la qualité des produits agricoles.
Avant de procéder à l’inauguration de l’Organic Research Station, hier, Mahen Seeruttun, ministre de l’Agro-industrie, a soutenu que cette initiative « cadre avec la politique du gouvernement », visant à passer de la production agricole conventionnelle à un système plus organique. « Les planteurs vont comprendre, en visitant cette station, ce que nous avons envie de réaliser lorsque nous parlons d’une production organique, comment la mettre en oeuvre et quels sont ses bienfaits. Cette station sera dédiée entièrement à la production organique », a-t-il déclaré.
Mahen Seeruttun a soutenu que l’utilisation de manière abusive de produits agrochimiques « joue un mauvais rôle dans le processus du changement climatique ». Raison pour laquelle, a-t-il ajouté, « nous faisons tout ce qui est possible au niveau du gouvernement pour sensibiliser les planteurs, les former et, en même temps, sensibiliser les consommateurs pour que nous comprenions tous que nous ne pouvons plus continuer avec le même système de production agricole ». Il ajoute : « D’un côté, nous devons changer notre mode de production pour cultiver dans un environnement sain. Et de l’autre, nous devons utiliser de moins en moins de produits agrochimiques afin de rendre notre terre plus fertile, tout en protégeant notre environnement ». Ce qui est dans l’intérêt de tous, y compris des générations futures.
Mahen Seeruttun a observé que Maurice, comme toutes les petites îles, est vulnérable au changement climatique et est menacée par la montée des eaux. « Si nous ne prenons pas les dispositions nous-mêmes pour protéger notre pays, qui le fera? ? Nous ne pouvons compter sur les autres. D’où l’importance de la mise en place de cette station de recherche afin de réduire l’utilisation abusive de produits agrochimiques dans l’agriculture ».
Hormis la production agricole, la qualité des semences doit également être considérée car, affirme Mahen Seeruttun, « cela ne nous servira pas à grand-chose si les semences ne sont pas bonnes […] Il faut aussi s’assurer que la récolte soit faite dans les meilleures conditions possible pour minimiser les pertes et les produits endommagés. Si nous améliorons chaque étape de la production, nous serons capables de produire plus avec moins ».
Pour sa part, le CEO par intérim du FAREI, Ramesh Rajcumar, a indiqué que son institution s’est attelée à la tâche de promouvoir le bio-farming après l’annonce du gouvernement à l’effet que le pays doit cultiver 50 % de sa production agricole en mode bio. Le terrain sur lequel a été aménagé l’Organic Research Station accueillait une station de recherche pour les fruits rares depuis 2009, avant d’être reconvertie en janvier 2014 en une station de bio-farming. Ramesh Rajcumar estime que le FAREI est capable, aujourd’hui, d’aider les planteurs à se tourner vers l’agriculture bio.