AFP

La France finance les actions d’urgence en réponse à l’épidémie de COVID-19 à hauteur de 4 millions d’euros (Rs 172 M). Conformément aux engagements pris par le président Emmanuel Macron, la France se mobilise pour répondre à l’urgence sanitaire mondiale et confirme, à travers l’Agence Française de Développement (AFD)  et son initiative « COVID-19 – Santé en commun » lancée le 9 avril, son engagement auprès des Etats membres de la Commission de l’océan Indien (COI).

Un nouveau don de deux millions d’euros vient ainsi d’être accordé à la COI par la France via l’AFD en faveur du Réseau de Surveillance et d’Investigation des Epidémies (dit RSIE-SEGA One Health), qui réunit environ 250 personnes et institutions de la région.
Ces dernières années, le RSIE a démontré son efficacité pour le suivi et la gestion de l’épidémie de peste à Madagascar en 2018, la surveillance continue de l’épidémie de dengue dans la région, l’élimination de la fièvre aphteuse à Maurice en 2018 et aux Comores, fin 2019, d’une zoonose de fièvre de la vallée de Rif chez les animaux, avec des conséquences sur la santé humaine.

Avec ce complément de financement, c’est un programme de quatre millions d’euros que la COI peut mettre en place pour mener les actions d’urgence en réponse à l’épidémie de COVID-19 notamment le renforcement des capacités de suivi, de diagnostic, de prise en charge des malades et de protection au sein des États membres.
La Réunion et Mayotte bénéficieront d’une meilleure information contribuant aux efforts de contrôle de l’épidémie dans ces iles. Les partenariats avec la Plateforme d’Intervention Régionale pour l’Océan Indien (PIROI) et l’Institut Pasteur de Madagascar seront également renforcés.

Partenaire historique du projet RSIE/Sega One Health depuis 2008, la France se réjouit d’avoir contribué à la création par la COI d’une capacité opérationnelle de détection et de lutte coordonnée contre les épidémies et zoonoses. Le réseau RSIE joue aujourd’hui un rôle déterminant pour l’action concertée contre la propagation du COVID-19 dans la région, en complémentarité avec les plans d’actions nationaux.