Dans une lettre adressée au Premier ministre Pravind Jugnauth, une Mauricienne lance un appel pressant pour rapatrier au plus vite son frère et 200 autres Mauriciens qui sont bloqués à Tananarive et qui souhaitent rentre au plus vite dans l’île.

Elle salue le travail du chef du gouvernement pour  » être parvenu à porter assistance aux ressortissants
mauriciens à l’étranger : Mumbai, Johannesburg, Londres, etc. Ces citoyens et leur familles vous en sont reconnaissants ».

Elle explique que son frère, Patrick M., citoyen mauricien, s’est rendu à Madagascar dans le cadre de ses obligations professionnelles. « Suite à la crise sanitaire que nous traversons, les aéroports malgaches ont fermé subitement et, comme environ 200 de nos compatriotes, il se trouve aujourd’hui à Tananarive dans l’incapacité de rentrer dans notre pays. »

Elle raconte que son frère s’est rendu à l’ambassade de Maurice sur place pour s’inscrire sur une liste sur papier libre sans aucune certitude de rapatriement possible et implore le Premier ministre: « Monsieur, la situation est plus que préoccupante, alors que Maurice met en place les dispositifs qui permettront d’affronter l’épidémie, 200 ressortissants mauriciens sont
bloqués à Madagascar, un pays qui pourrait avoir de grandes difficultés à faire face à une crise sanitaire de cette ampleur et les abandonner là-bas pourrait avoir des conséquences
dramatiques ».

La ressortissante mauricienne demande au gouvernement d’envoyer rapidement un avion pour les chercher et sauver ces 200 Mauriciens.

Elle évoque la souffrance et l’inquiétude des familles à Maurice, « alors que nous avons tous besoin les uns des autres spécialement en ce moment. Les enfants auront d’autant plus besoin de leur père ; les aînés attendant leur fils avec impatience et inquiétude et comptent sur eux pour leurs soins et leur vie de chaque jour ».

Elle termine son courrier sur un pressant appel au chef du gouvernement: « Monsieur le Premier ministre, je compte sur vous et sur votre réactivité pour poursuivre le rapatriement des Mauriciens éparpillés dans le monde et mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour faire rapatrier mon frère et les 200 Mauriciens bloqués à Madagascar SAINS ET SAUFS avant qu’il ne soit vraiment trop tard. Chaque minute compte. »