Lors d’un concours de dessins national organisé en 2014 par Vivo Energy Mauritius dans le cadre de Cité Zen, l’école Pandit Sahadeo Government School s’est vue décerner le premier prix. Le dessin primé était celui de Haadiya Hosany, une jeune élève en Std VI. L’établissement scolaire avait choisi pour thème de s’orienter autour de l’éducation, de l’environnement et du développement personnel de ses élèves. La Pandit Sahadeo Government School a décroché la somme de Rs 50 000 pour ce projet de revalorisation scolaire et a choisi de se doter d’un jardin médicinal.
Malgré le temps inclément et la froideur de l’hiver, le petit jardin médicinal mis en place à l’école Pandit Sahadeo Government School est une agréable incursion pour les petits de l’école. Un jardin aménagé avec le plus grand soin et où cohabitent l’ayapana, la citronnelle ou le baume du Pérou, autant de plantes utilisées par les granmoun pour guérir les maux quotidiens. Ces mêmes plantes, associées à d’autres plantes condimentaires tels que la menthe et le thym, réputés pour leurs vertus antiseptiques, sont régulièrement entretenues.
Gianee Seebaruth, la directrice, parle de l’importance de sensibiliser chaque élève à la préservation de l’environnement. « La Campagne Cité Zen mis en place par Vivo Energy a permis de réunir toute l’école et d’encadrer les enfants sur l’importance de développer un jardin éducatif. Il a fallu dans un premier temps établir un plan de réalisation, enlever les grosses pierres et créer ce jardin. C’est une formule de pédagogie interactive qui a pour but de faire prendre conscience aux petits de l’importance des remèdes naturels utilisés comme tisanes et de leurs bienfaits sur le corps. » Notre interlocutrice poursuit que l’environnement fait partie du cursus scolaire et qu’il est du devoir de l’enseignant d’aider un enfant dès son jeune âge à développer ses capacités créatrices. La préparation de ce coin jardin a nécessité la somme de Rs 80 000, une partie que l’école a contribué car comme l’explique Mme Seebaruth, le terrain était en friche. « Il a fallu enlever les rochers, faire venir de la terre en quantité pour pouvoir mener à terme ce projet. » Faire du personnel enseignant, des élèves et de leurs parents des partenaires directs de cette réalisation était également important. Parbah Bucktowar, enseignante, qui était présente lors de l’inauguration du jardin médicinal, parle de l’engouement des enfants à apprendre dès le départ tous les termes liés à la culture de ces plantes. « Cela leur a permis de se familiariser avec des noms rares. » Les enfants ont depuis été emmenés à réfléchir par le biais des expositions, et par des visites régulières à leur jardin, à se rapprocher de la nature.