Raffick Goolfee a déjà pris contact avec un homme de loi à Maurice pour assurer la défense de son frère, Anwar Goolfee. Ce dernier est suspecté d’avoir poignardé au ciseau à bois deux femmes, Crystelle et Amel, à Pantin, en région parisienne, dimanche dernier. « Que mon frère soit coupable ou pas, c’est à la justice de trancher », déclare Raffick Goolfee.
« Personnellement, j’ai pris contact avec un homme de loi à Maurice hier après-midi pour assurer la défense de mon frère. Nous avons longuement discuté hier et il m’a dit préférer prendre connaissance du dossier avant de décider de la marche à suivre. Lors d’une conversation téléphonique que j’ai eue hier après-midi avec les autorités françaises, elles m’ont fait comprendre que, comme mon frère est en garde à vue, cela pourrait prendre du temps avant que son homme de loi puisse avoir accès à son dossier », a déclaré Raffick Goolfee au Mauricien.
Raffick Goolfee dit ne pas être pas insensible aux sorts des enfants des deux femmes mortellement agressées. Même si les circonstances entourant le drame ne sont pas claires, il dit toutefois regretter ce qui s’est passé. « Nous nous excusons auprès des familles des victimes. Nous allons prendre contact avec elles pour voir de quelle manière nous pourrons les aider », a-t-il affirmé.
Selon ses proches, Anwar Goolfee, qui habite à Bois-Pantin (Seine-Saint Denis), dans les quartiers des Courtillières, regardait la finale de l’Euro au premier étage de son appartement lorsque ses deux voisines, une Française d’origine pakistanaise et une Tunisienne, sont venues le voir en raison du bruit qu’il faisait. Après une violente dispute, les deux femmes se sont retrouvées à terre, poignardées. La scène s’est déroulée devant le fils de la Tunisienne, âgé de 12 ans.
Alerté, le service départemental de la police judiciaire de Saint-Denis a interpellé Anwar Goolfee après qu’il ait été identifié par le fils de la Tunisienne. Un couteau a été découvert à son domicile et une lime à bois dans l’escalier de l’immeuble. Raffick Goolfee, à qui Anwar a avoué avoir tué deux femmes dimanche soir, raconte : « Mon frère m’a appelé pour me dire qu’il avait tué deux femmes qui avaient fait irruption chez lui avant de saccager son téléviseur. “Ena disan partou”, m’a-t-il dit. » Selon lui, son frère aurait essayé de se défendre. « Li kontan viv trankil e mo sir ki linn esay defann li », soutient Raffick Goolfee.
Selon les informations de notre confrère Le Parisien, le suspect aurait déjà été mis en examen pour une agression sur mineur il y a trois ans dans un autre département. Et l’une des victimes voulait interdire à Anwar Goolfee d’approcher sa fille. Toujours selon Le Parisien, ceux qui connaissent Anwar Goolfee sont d’avis qu’« il était toujours prêt à laisser sa place de stationnement et son entourage l’a décrit comme un ami serviable ». Anwar Goolfee vit en France et devait venir en vacances à Maurice hier.