Nous allons au-devant d’une catastrophe. Un parasite décime nos abeilles. La production de miel sera affectée de même que la pollinisation des fruits et des légumes, qui se fait grâce à ces insectes. C’est un nouveau casse-tête pour les autorités.
Apiculteurs, producteurs de fruits et techniciens sont en état d’alerte. En s’attaquant à nos abeilles, le varroa causera des pertes immenses. Des ruches entières ont commencé à être décimées ou doivent être détruites. Cette baisse dans la population des abeilles aura un impact direct sur les arbres fruitiers et autres plantes qui ont besoin d’elles pour la pollinisation.
Tous les planteurs de letchis vous le diront : la floraison de leurs arbres est très faible cette année. Un planteur estime que sa production sera à hauteur seulement de 30% de celle de 2013. Les populations d’abeilles étant décimées, il y aura moins de pollinisation et, partant, moins de letchis sur le marché. Un apiculteur précise : “20% de ma récolte de miel sera affectée à cause du varroa.” Ses ruches à Pointe aux Sables, à Terre Rouge et à Pailles ont été brûlées par les officiers du ministère de l’Agro-Industrie afin de limiter la propagation de ce parasite. Le varroa est aussi minuscule qu’une tique et affecte le comportement des abeilles et celles-ci ne finissent par trouver la mort. Il se propage dans les colonies assez facilement et les détruit.
L’apiculteur que nous avons contacté confie que le varroa ne pourra jamais être éradiqué, maintenant qu’il a atteint le sol mauricien. “Nous ne pourrons pas en venir à bout. On ne pourra que contrôler sa propagation.” Il pointe également du doigt le manque de suivi du ministère de tutelle auprès des apiculteurs. “Pour que ce genre d’incident ne se répète pas et pour qu’il y ait un meilleur contrôle des maladies et des parasites, il faut que tous les apiculteurs soient obligés de déclarer leurs ruches. Ce qui n’est pas le cas actuellement.”