Situé à Sébastopol, le Domaine de l’Étoile est un véritable sanctuaire féerique. On y goûte aux plaisirs du grand air le long d’un circuit nature en quad, en buggy ou à cheval, randonnée pédestre ou VTT. Un petit havre de paix sans équivalent, en osmose parfaite avec la nature et fraîchement réaménagé pour accueillir une multitude d’activités.
La société CIEL et Nature s’associe à TerreOcéan, filiale locale de Duprat Concept qui dessert plus de 30 sites en France, en Hollande et en Belgique, dont les parcs Euro Disney et Astérix, pour transformer la réserve naturelle au Domaine de L’Étoile en un parc d’activités et de loisirs.
Dès l’entrée, la vue d’un vieux campement de chasse figé à l’avant d’un panorama montagneux distille une impression carte postale. De curieuses motos à quatre roues présentes sur le parking se décalent du distant hennissement des chevaux provenant d’une écurie au loin. Ce sont en fait des modèles de quad-bike pour enfants. Un coup d’oeil à droite dévoile ceux des adultes, et pour le coup on se sent rassuré.
Au niveau du campement, les regards se penchent vers la rivière le séparant de la réserve. Juste à côté, le parfum des mets locaux du coin restaurant géré par Anahita Resorts vient agrémenter le décor naturel.
 Kids Fun Village.
Le petit village dispose de quoi combler les aventuriers de 3 à 12 ans, comme le mini-circuit de jet ski qu’envieront les plus grands, ou celui des voitures électriques évoquant la vive nostalgie des quad-bikes à l’entrée. Un parcours aventure est également présent où les enfants peuvent donner libre cours à leur instinct primitif afin d’escalader à l’aide d’une corde quelques cabanes perchées dans les arbres. Le but de ce parc, nous explique le représentant de TerreOcéan, est “d’offrir aux enfants une expérience unique, due au manque d’activités de loisirs pour enfants à Maurice”. Tout le matériel est d’ailleurs importé directement de France. Quant aux adultes, diverses activités leur sont aussi proposées.
Sensations fortes
Le plus tentant n’est autre qu’une virée d’une heure et demie en buggy ou quad-bike sur les sentiers rocheux du domaine. Mais avant de pouvoir les piloter, une formation sur le fonctionnement et la conduite de ces engins s’impose. Les moniteurs nous expliquent que le buggy et le quad sont deux différentes bêtes. Le premier se rapproche d’un 4X4 avec une carrosserie ouverte, deux pédales (frein et accélérateur) ainsi qu’un boîtier à vitesse automatique. Le quad quant à lui expose davantage le conducteur et les passagers aux sensations fortes du tout-terrain. On le dirige au guidon, quasiment comme une moto sauf qu’il comporte quatre roues motrices.
Pour mettre en pratique les instructions des moniteurs, les visiteurs sont invités à essayer les engins autour d’un vieux champ de cannes. Ceux qui n’ont jamais fait du buggy ou du quad n’ont cependant rien à craindre, mis à part les chocs éprouvés lors d’un passage rocheux ou les éclaboussures de boue en plein parcours ; l’apprentissage continue en route. Les moniteurs sont vigilants et n’hésiteront pas à momentanément tout arrêter dès le premier faux pas pour faire ressortir les erreurs du conducteur.
Sérénité
Une fois habitué au maniement des deux types de véhicules, il est l’heure visiter la réserve. Déjà l’excitation éprouvée sur le parcours d’essai était suffisante, on n’imagine alors pas ce qui nous attend. Une fois passé, avec quelques frayeurs, le pont étroit de la rivière pour atteindre l’entrée de la réserve, un territoire unique et naturel s’offre aux visiteurs. La forêt indigène, les vallées abondantes, la vue des cerfs de java et les oiseaux endémiques au loin et leur passé historique, on oublie les machines et on déguste lentement l’exubérance de ce petit havre de verdure privilégié. Les moniteurs s’arrêtent pour une brève leçon d’histoire, le temps d’une pause pour instruire les visiteurs sur la flore et la faune qui les entourent.
La visite se poursuit au ralenti sur une route étroite longeant la montagne. On relâche l’accélérateur non pour apprécier le paysage mais par peur de se retrouver au fond du précipice. La vue des belles clairières du haut de la Vallée de Ferney amortit tout de même les craintes en submergeant d’émotion tout amateur de grand air. Les heures s’écoulent rapidement et c’est la descente hésitante vers le domaine. Difficile cependant de perdre l’effet d’émerveillement en sortant des véhicules.
Outre le vélo, il est aussi possible de partir en randonnée à pied avec ou sans guide. Les téméraires entameront un parcours défini, munis seulement d’une carte et d’un bon sens de l’orientation. L’occasion de côtoyer de plus près la nature indigène. Les plus sereins opteront pour les randonnées à cheval, sur une des montures entendues à l’entrée. Une visite du domaine pendant deux heures sur les selles d’un cheval “Boerperd” sud-africain pour ensuite profiter d’une pause déjeuner sur les rives de Grande-Rivière-Sud-Est.
Jeux
Pour les groupes de 20 à 300 participants, des activités d’équipe (“Team Building”) sont disponibles comme le tir à l’arc, le pédalo, le canot, le giant ski et l’aquabulle, entre autres. Les activités sont animées dans un esprit similaire à l’émission française Koh-Lanta, à laquelle la société est affiliée, sous forme de compétition où la meilleure équipe se voit décerner un prix.