«Il faut reconnaître le travail et la bonne décision de l’ancien régime sur ce dossier, sur ce combat. Nous avons fait un progrès historique». Propos du porte-parole du PTr lors d’une conférence de presse au Square Guy Rozemont, vendredi, durant laquelle Arvin Boolell s’est attardé sur la décision de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye de décréter illégale la création d’un parc marin autour des Chagos par la Grande-Bretagne.
Pour le PTr, il s’agit «d’une claque sonore pour les Britanniques». Cette première victoire «à portée historique» devrait renforcer les aspirations et les demandes de Maurice qui sont légitimes, dit Arvin Boolell, qui avance que le PTr est prêt à collaborer avec le gouvernement sur cette question de portée nationale.
Entouré des membres de l’exécutif du PTr, Arvin Boolell a insisté sur la reconnaissance qui revient de droit à l’ancien gouvernement, et de surcroît à l’ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour ce combat. «Ce ruling donne à l’ancien gouvernement le mérite qu’il faut», dit-il, saluant «la pertinence de la décision de l’ancien gouvernement d’avoir recours à ce forum international pour contester la création de la zone marine protégée autour de l’archipel des Chagos par le gouvernement britannique sans consultation avec le gouvernement mauricien, en dépit des critiques virulentes de certains dirigeants politiques à l’époque».
Félicitant le travail de l’équipe mauricienne qui s’est battue pour cette reconnaissance, il fait ressortir que la Dissenting Opinion exprimée dans ce jugement, par deux des trois membres du tribunal, souligne la mauvaise foi des Britanniques.
Arvin Boolell a annoncé qu’un comité, présidé par l’ancien ambassadeur de Maurice à New York, Milan Meetarbhan, procédera à une analyse en profondeur du rapport de la Cour permanente d’arbitrage car, «désormais, ce bon travail effectué par le tribunal renforce nos aspirations et nos demandes qui sont légitimes. »