Deux ans après son classement comme parc national, le Parc de Bras-d’Eau, situé dans le Nord-Est, non loin de Roches-Noires, compte un nouveau centre d’interprétation. L’ouverture a eu lieu durant la semaine par le ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire Satish Faugoo.
Construit au coût de Rs 3,3 millions, ce centre offre de nombreuses facilités à la fois aux visiteurs du parc et aux chercheurs. Beaucoup plus spacieux que l’ancien, il compte une grande salle de conférence qui pourra accueillir des ateliers de travail « far from the madding crowd », a estimé le ministre Faugoo à l’occasion de la cérémonie d’ouverture.
Bâti à quelques mètres d’une ancienne usine sucrière dont les ruines ne sont malheureusement pas préservées par la National Heritage Fund (NHF) à qui revient cette responsabilité, le Bras-d’Eau Interpretation Centre propose une exposition permanente sur la faune et la flore du parc et sur les ruines qui s’y trouvent. Car, ce parc national, avant de devenir le bien de l’État suite à une acquisition en 1901, avait connu des développements au cours de la période française, ensuite britannique. L’exposition montre les anciens rails de chemin de fer qui traversaient les lieux, l’ancien puits datant de la colonisation française, d’une profondeur de 50 pieds, que le visiteur peut d’ailleurs voir en face du centre, la Mare Mahogany avec ses gradins construits en pierres taillées ou encore la Mare aux Chevrettes qui se trouvent à l’intérieur du parc.
Le visiteur peut prendre connaissance dans le cadre de cette exposition permanente de la faune et de la flore endémiques de Maurice de même que les endroits marécageux qui accueillent tous les ans des aviaires migrateurs de l’hémisphère nord à certaines périodes de l’année. Ainsi, peut-être vue sur place, une photo aérienne de Mare Sarcelle, un des lieux prisés par les oiseaux migrateurs. Le centre donne à voir quelques belles images de l’orchidée protégée Oeoniella polystachys, des oiseaux mauriciens protégés dont la fameuse Paradise flycatcher ou Coq des bois. Le seul sentier balisé du parc porte d’ailleurs son nom.
Avec l’ouverture de ce nouveau centre et en vue de mieux sensibiliser la population et les tourismes à l’importance de la conservation et la biodiversité, chaque visiteur reçoit une brochure avec des informations succinctes sur le parc et son histoire et sur les richesses qu’il recèle. Le verso de la brochure propose aussi une carte du parc.
À l’extérieur, comme les autres parcs nationaux, se trouvent un centre de recherches pouvant accueillir une petite équipe d’environ quatre personnes à la fois. Le parc national est un lieu de plus en plus prisé par les chercheurs, fait ressortir un préposé des lieux au Mauricien.
Le parc de Bras-d’Eau s’étend sur une superficie de 498 hectares. Il compte aussi une pépinière du ministère de l’Agro-industrie. Selon le ministre Faugoo, le parc et le centre accueillent entre 3 000 et 4 000 visiteurs par mois.