Certains n’ont aucun mal à parler de la St-Valentin avec père et mère. D’autres ne le font pas parce que les parents ne sont pas au courant de leur idylle ou parce qu’ils ne sont pas assez proches d’eux pour en parler.
La St-Valentin, fête des amoureux ? Pour Yogesh et Brandon, ce n’est pas que cela. Ils confient qu’ils offrent un cadeau à leurs mères ce jour-là pour leur témoigner leur amour. Parler de la St-Valentin à ses parents est un sujet comme un autre pour Yogesh. Il n’y a aucun tabou. “Ils savent que j’ai une copine.”
Brandon, lui, offre un cadeau à sa mère parce que ses parents sont divorcés et qu’elle n’a pas d’amoureux. “Elle me donne aussi des pistes pour le cadeau de ma copine”, laisse-t-il entendre.
Au quotidien.
Pour les filles, pas question d’aborder le sujet avec leurs parents. “Tansion gagn bate”, glisse l’une des filles du groupe que nous avons rencontré. Qu’à cela ne tienne ! Elles vont bel et bien être de la fête mardi, même si c’est au téléphone que les “je t’aime” vont pleuvoir et qu’elles ne recevront peut-être pas de cadeaux.
Il y a également les parents qui célèbrent la St-Valentin en compagnie de leurs enfants. Pour Catherine, Jenny et Sylvette, la fête doit se faire en famille. “Ils sont issus de l’amour entre mon époux et moi. Je ne peux pas les exclure ce jour-là”, souligne Jenny. Même son de cloche du côté de Sylvette, qui ne se voit pas sortir sans ses enfants, “sauf s’ils ont eux-mêmes une activité ailleurs”.
Si Jenny se moque gentiment de se son fils, Ludovic (16 ans) à propos de sa copine, elle prend quand même la peine de lui expliquer qu’à son âge, l’amour est volage et qu’il ne devrait pas trop s’en faire si cela ne marche pas entre eux. Elle lui fait comprendre également que si le destin veut qu’ils soient ensemble un jour, cela se fera. Jenny lui donnera quelques idées pour le cadeau à offrir, sans oublier la petite carte pour déclarer sa flamme. “Je lui explique aussi qu’il ne faut pas attendre le 14 février pour dire son amour. C’est quelque chose à vivre au quotidien”.
Simplicité.
Il en est de même pour Catherine. Son époux et elle parlent de la St-Valentin à leurs jumeaux, Ken et Tatiana, depuis qu’ils ont douze ans. “Ils nous ont interrogés et on leur a raconté l’histoire de la St-Valentin. On leur a aussi fait comprendre que pour faire plaisir à une personne, il ne faut pas attendre le jour de la St-Valentin. Qu’on peut le faire chaque jour en offrant ce qu’on a, même un baiser. Cela fera toujours plaisir à l’être aimé.”
C’est pourquoi le 14 février sera un jour “comme les autres”, même si Catherine va se faire un devoir d’organiser un dîner au restaurant en famille. “C’est tout le temps moi qui organise et invite. Ce n’est pas le fort de mon époux Richard”, souligne-t-elle.
Pour sa part, Jenny va préparer “quelque chose de spécial” ce jour-là. Mais la fête se fera à la maison. Idem pour Sylvette. Le repas sera préparé par elle ou sa fille, dépendant de qui rentre le plus tôt. “Sinon, nous allons le faire ensemble.” Mais ce sera un repas simple, tient-elle à préciser.